Zahir Ajuz
24 Décembre 2017•Mise à jour: 25 Décembre 2017
AA/ Ankara
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a indiqué, dimanche, qu’il est possible de communiquer avec son homologue américain, Donald Trump, d'une manière ou d'une autre, notant cependant qu’il n'a pas encore pris de décision à cet égard.
Erdogan a tenu ces propos lors d'une conférence de presse tenue à l'aéroport Esenboğa à Ankara, la capitale turque, avant de se rendre au Soudan dans le cadre d’une tournée africaine qui le mènera dans trois pays.
Le président turc a fait cette déclaration en réponse à une question sur l’éventualité d’un contact avec son homologue américain, après le vote de l'Assemblée générale des Nations Unies en faveur d’une résolution refusant la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël.
Au sujet de la présence de partisans de l’organisation terroriste Gulen [FETO] dans certains pays africains, Erdogan a indiqué: "Nous sommes déterminés à ne pas permettre à ces hordes de tueurs de rester en Afrique".
Il a ajouté que les partisans de Gulen exploitent la richesse des Africains sous prétexte de leur fournir des services éducatifs, soulignant que cette organisation est apparue au grand jour lors de la tentative de coup d'Etat avorté.
De nombreux pays africains ont expulsé les éléments Gulen après la tentative de coup d'État, et ont remis leurs écoles à la fondation turque Maârif, a souligné Erdogan.
Concernant les mesures que prendra la Turquie à la suite du vote de l'Assemblée générale des Nations unies sur Jérusalem, Erdogan a déclaré que le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a contacté la partie palestinienne afin d’examiner les prochaines étapes.
Il a ajouté : « Cette question ne peut être éludée. Le vote qui a eu lieu au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies a été la première étape, suivi d'un vote à l'Assemblée générale des Nations Unies. Nous avons franchi cette étape avec succès, et maintenant elle sera suivie d’une troisième étape et peut-être d’une quatrième. »
Erdogan a souligné que son pays œuvrera avec toutes les organisations et institutions internationales afin de défendre la ville de Jérusalem par des moyens diplomatiques au sein de l'Assemblée générale des Nations Unies.
Quant à la crise humanitaire dans la Ghouta orientale de Damas, la capitale syrienne, le président turc a indiqué que son pays coordonnera ses efforts avec la Russie afin d’évacuer les blessés et de les transférer en Turquie pour y être soignés.
"Nous œuvrerons, à cet égard, en coordination avec M. Poutine, afin de transférer les blessés de la Ghouta orientale vers la Turquie pour traitement. Les chefs d'état-major des deux pays (Turquie et Russie) poursuivent leurs consultations sur la Syrie", a déclaré Erdogan.
Après la conférence de presse, Erdogan s'est dirigé vers le Soudan, afin d’entamer sa tournée africaine, qui se poursuivra jusqu'au 27 décembre, et qui le mènera également au Tchad et en Tunisie.
Le président turc est accompagné, dans sa tournée, de son épouse Emine Erdoğan, du chef d'état-major Hulusi Akar, des ministres des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu, de l'Economie Nihat Zeybekci, de l'Agriculture, de l'Alimentation et de l'Elevage, Ahmet Esref Fakibaba, de la Culture et du tourisme, Numan Kurtulmus, des Finances Naci Agbal, de l'Education Ismet Yilmaz, de la Défense Nurettin Canikli, des Transports, de la Navigation et des Communications, Ahmet Arslan.
Un nombre important d’hommes d’affaires turcs font également partie de la délégation.