Enes Kaplan,Tuncay Çakmak
09 Novembre 2017•Mise à jour: 10 Novembre 2017
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
"Tôt ou tard, lui et ceux qui l’ont suivi, paieront le prix de leurs trahisons". C’est avec ces mots que le Président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, a rappelé la détermination de l’Etat et du gouvernement à lutter jusqu’au bout contre l’organisation terroriste FETO, son "leader" et ses membres.
Le Chef de l’Etat s’est exprimé, jeudi, lors de la rencontre traditionnelle, la 41ème, avec des maires de villages et de quartiers, venus de l’ensemble des provinces de Turquie.
Il est revenu sur l’actualité du pays, notamment sur la question de la lutte contre le terrorisme.
Erdogan s’est principalement attardé sur l’organisation FETO, auteur de la tentative de coup d’état repoussée du 15 juillet 2016.
"Où sont les serviteurs de la crapule à la tête de FETO ? Une partie sont emprisonnés et d’autres ont fui à l’étranger. Mais leur chef est réfugié aux Etats-Unis depuis 1999. Il vit tranquillement dans une résidence en Pennsylvanie. Tôt ou tard, lui et ceux qui l'ont suivi, paieront le prix de leurs crimes et de leurs trahisons", a-t-il lancé.
Le Président turc a également critiqué les soutiens internationaux à FETO.
"Nous savons très bien qui se sont appelés et réjouis lors de la tentative de coup d'état du 15 juillet. Pour le moment, nous ne pouvons pas les dévoiler dans les médias. Mais qu'ils le sachent, désormais certaines personnes de certains pays ne pourront plus se promener tranquillement dans notre pays. Nous allons faire le nécessaire", a-t-il fait savoir.
Recep Tayyip Erdogan a profité de ce sujet pour revenir sur les questions de politique intérieure.
Il a voulu remercier tous ceux qui, malgré les différences idéologiques ou politiques, soutiennent les politiques du gouvernement notamment en matière de lutte contre le terrorisme.
"Alors que notre pays fait face à tant de menaces, je tiens à remercier tous ceux qui nous apportent leur soutien. Particulièrement le parti MHP (Part d’Action Nationaliste) qui n'hésite pas à mettre de côté sa propre politique pour se tenir à nos côtés au sujet des questions qui concernent l'avenir de notre pays et de notre peuple. Je veux aussi exprimer ma déception face au comportement du principal parti d'opposition (CHP), qui n'hésite pas se faire le porte-voix des organisations terroristes PKK et FETO", a-t-il déclaré.
Il a aussi dénoncé les propos d’un député du CHP (Parti Républicain du Peuple) le qualifiant de "dictateur fasciste".
"D’abord je renvoie ce type de personnes à mon peuple. Si, comme il le prétend, il y avait un dictateur dans ce pays, il ne pourrait pas tenir ses propos librement. Il serait immédiatement embarqué par les forces de police après son discours. Ni lui, ni le président de son parti ne pourraient parler ainsi", a-t-il rappelé.
Pour finir, le Président turc s’est exprimé sur la question du futur nouveau centre culturel Ataturk de la Place Taksim à Istanbul.
"L’ancien bâtiment est totalement vétuste, dangereux et ne respecte par les normes antisismiques. Il sera détruit et un nouveau plus moderne le remplacera. Mais la chambre des architectes déclare s’y opposer. Ils peuvent tout entreprendre. Qu’ils le veuillent ou non, nous réaliserons ce projet", a-t-il conclu.