Turquie

Appui turc à la sécurité en Tunisie

-L’ambassadeur de Turquie à Tunis, Omer Faruk Dogan évoque un partenariat stratégique dans l’industrie de défense

Lassaad Ben Ahmed   | 04.09.2018
Appui turc à la sécurité en Tunisie ( Nacer Talel - Anadolu Ajansı )

Tunis



AA / Tunis

L’ambassadeur de Turquie à Tunis, Omer Faruk Dogan, a exprimé, mardi, la volonté de son pays de soutenir la stabilité et la sécurité en Tunisie et d'établir un partenariat stratégique gagnant-gagnant dans l’industrie de la défense.

Omer Faruk Dogan s’exprimait dans le cadre d’une interview sur les ondes de Radio Tunis chaine internationale (RTCI).

Le diplomate turc a ainsi rappelé la signature, le 1er août dernier, d’un accord avec le gouvernement tunisien pour couvrir les besoins de la Tunisie en matière de matériel de défense, à hauteur de 185 millions de dollars.

« Ce matériel sera totalement financé et fourni par la Turquie. Le gouvernement tunisien n’a qu’à formuler ses besoins », a-t-il souligné.

Omer Faruk Dogan a également rappelé la conclusion d’un accord le 10 juillet dernier avec le ministère de Défense et celui de l’Investissement et de la coopération internationale pour l’implantation d’entreprises turques spécialisées dans la production de gilets pare-balles et de véhicules blindés.

« C’est un investissement qui va permettre de créer une société tuniso-turque en vue de couvrir les besoins de la Tunisie dans une première étape, ensuite, d’exporter vers les pays de la région », a-t-il expliqué, avant de noter que « la balle est dans le camp tunisien », l’accord de financement devant être entériné par le parlement tunisien.

« Je veux que ces équipements soient produits en Tunisie pour, ensuite, les exporter vers les pays de la régions », a-t-il affirmé, rappelant les défis sécuritaires auxquels toute la région est exposée.

Dogan considère que la Tunisie peut constituer une porte d’entrée vers l’Afrique pour exporter lesdits produits.

A l’occasion de cet entretien sur les ondes de RTCI, l’ambassadeur turc à Tunis, a été interrogé sur la situation économique en Turquie. Il a expliqué que son pays n’est pas à sa première épreuve, rappelant le contexte régional et international dans lequel intervient l’actuelle tentative de déstabiliser l’économie turque.

Il a précisé que la Turquie est en train de renforcer sa position dans la région et qu’Erdogan a renforcé sa popularité à l’intérieur en reportant l’élection présidentielle à 53% dès le premier tour.

Aussi, la Turquie est en train de construire une base solide et de réaliser de grands projets tels que des aéroports, des hôpitaux, ainsi que le nouveau canal Istanbul. « Ces projets font peur », a-t-il constaté, faisant remarquer que la Turquie fait face à une bataille à long terme.

Pour résister et y faire face, « nous ne dépensons pas tous nos moyens au même moment. Mais nous nous préparons à une résistance à long terme », a-t-il affirmé.

Il a rappelé par ailleurs que le taux d’endettement de la Turquie par rapport au PIB n’est que de 42%, très inférieur au taux de 60% fixé par le traité de Maastricht (60%) réglementant notamment les taux d’endettement des pays de l’Union Européenne alors même que certains pays de l’Union Européenne ont des taux d’endettement de plus de 100%.

C’est un indicateur important de la stabilité économique turque, a t-il précisé. « Nous avons pris des mesures pour augmenter la production interne et encourager l’exportation. Nous avons adopté aussi des mesures pour soutenir les entreprises et l’innovation », a-t-il ajouté dans cet ordre d’idées.

« Nous favorisons les échanges en livre turque et d’autres monnaies à part le dollar. L’économie turque a bien résisté, elle est là et va continuer à prospérer », a-t-il conclu.

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