Serap Dogansoy
17 Juin 2026•Mise à jour: 17 Juin 2026
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a appelé ce mercredi les États-Unis à renforcer leur coopération avec l’Union européenne (UE) dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA), après la décision de Washington de restreindre l’accès des utilisateurs étrangers aux modèles les plus avancés de la société américaine Anthropic.
S’exprimant en marge du sommet du G7 à Évian, von der Leyen a estimé que les États-Unis et l’UE devaient être des « partenaires solides » dans l’IA et a jugé qu’il était dans leur intérêt commun que citoyens et entreprises puissent accéder « en toute sécurité » aux modèles les plus performants.
Cette prise de position intervient après que l’administration américaine a demandé à Anthropic de suspendre l’accès à ses modèles d’intelligence artificielle les plus avancés pour les utilisateurs étrangers, au nom de considérations de sécurité nationale.
Lundi, la vice-présidente de la Commission européenne chargée du Numérique, Henna Virkkunen, avait déjà affirmé que l’Europe constituait « une opportunité économique » et un « partenaire de confiance » pour les États-Unis, appelant à une coopération sur les modèles d’IA de nouvelle génération.
Parallèlement, la Commission européenne mène depuis plusieurs semaines des discussions avec Anthropic concernant son modèle d’IA « Mythos », qui suscite des préoccupations en matière de cybersécurité.
Selon un porte-parole de l’exécutif européen, une nouvelle réunion est prévue jeudi à San Francisco en présence de représentants de l’Agence de l’UE pour la cybersécurité (Enisa).
Ce dossier intervient dans un contexte de compétition croissante autour de l’intelligence artificielle, devenue un enjeu stratégique de souveraineté technologique entre les grandes puissances économiques.