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Baignant autrefois dans les eaux du sud-ouest des États-Unis, un poisson, Cyprinodon macularius, présent dans le sous-sol de la "Vallée de la Mort", s'est adapté de façon surprenante après la modification radicale de son environnement aquatique, a rapporté le site scientifique "Futura Nature" dans son édition du 5 avril.
Selon la même source, "pour survivre dans la vallée de la Mort, en Californie, ce petit poisson n'a eu d'autres alternatives que d'arrêter d'alimenter son organisme en oxygène, parfois cinq heures durant".
La vallée de la Mort est une vallée située en Californie (côte ouest des Etats Unis). Les poissons appelés localement Pep fish vivent dans les quelques sources restantes de la vallée.
D'après des scientifiques cités par le site francophone, "l'adaptation du métabolisme du Cyprinodon macularius aux nouvelles conditions est un exemple étonnant de plasticité physiologique".
"il doit être préjudiciable pour Cyprinodon macularius, dit «poisson mordeur du désert» («desert pupfish» en anglais), d'utiliser le gaz dans son milieu, à savoir des sources d'eau chaude pouvant atteindre 35 °C" estiment les scientifiques.
"Auparavant, il y a 10.000 ans environ, C. macularius, était plutôt habitué à vivre au frais, dans une vallée de la Mort largement recouverte par un lac de plus de 100 mètres de profondeur. Mais depuis que, à l'échelle des temps géologiques, les eaux se sont rapidement retirées, le poisson, pris au piège, ne s'est pas bien adapté à ces sources d'eau chaude car il n'a pas eu beaucoup de temps pour évoluer" explique Frank van Breukelen, chercheur à l'université du Nevada, aux États-Unis, et co-responsable d'une étude sur le poisson.
Le mécanisme d'adaptation développé par ce poisson d'environ 5 centimètres consiste, selon les scientifiques, à alterner de façon aléatoire des périodes de respiration avec oxygène (aérobie) et sans oxygène (anaérobie).
Autrefois considérée comme un poisson commun, l'espèce du Cyprinodon macularius est de nos jours, et malgré cette étonnante capacité adaptative, jugée vulnérable par l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), après qu'elle ait disparu en grande partie de son aire de répartition naturelle historique, ajoute le même site.