AA - Madrid - Nur Gülsoy
Près de 1500 cyber-pirates se sont rassemblés mercredi à Madrid à l'occasion de la "Journée mondiale des cyber-pirates", pour discuter de l'amélioration de la sécurité des instances étatiques, des entreprises privées et des individus dans le monde digital, ainsi que des menaces.
Les cyber-pirates se sont exprimés dans des séminaires et des ateliers, à propos du cyber-espionnage et de la sécurité dans les systèmes d'Internet.
Selon le cyber-pirate espagnol Jesus Gonzalez, on peut mener de graves cyber-attaques avec une dépense de seulement cent dollars pour l'équipement et une connection Internet.
Antonio Ramos, un autre cyber-pirate, a déclaré pour sa part que plusieurs entreprises n'investissent pas dans la cyber-sécurité, car elles la considèrent comme "une dépense inutile".
Pour Marc Heuse, cyber-pirate allemand connu par son pseudonyme "Van Hauser", il est difficile de repérer le nombre des cyber-pirates dans le monde entier: "chacun peut suivre un objectif différent et n'oublions pas que chacun peut avoir un style de travail différent."
"Il est déjà difficile de définir la notion de 'hacker' de nos jours, a poursuivi Heuse. Chacun peut se prétendre hacker. Ceux qui exercent ce travail professionnellement, et aussi ceux qui l'utilisent pour de mauvaises fins, se définissent ainsi ['hacker']."
Selon Heuse, des pays comme la Russie, les Etats-Unis, l'Allemagne et l'Israël comptent le plus grand nombre de cyber-pirates, et "travaillent souvent avec les cyber-pirates pour leur sécurité nationale."