AA - Ankara - Nur Asena GÜLSOY
Le tabac avance de deux ans l'aparition de la ménopause. C'est ce qu'a démontré une étude récente de l'université de Pennsylvanie, aux États-Unis.
Elle a permis de constater également, qu'unie au tabagisme, une mutation génétique chez certaines femmes blanches peut aggraver cette précocité.
400 américaines, âgées de 35 à 47 ans, ont été soumises à des analyses pendant 14 ans. La ménopause survient en moyenne à l'âge de 50 ans, mais d'après les résultats de ces analyses, les grosses fumeuses porteuses des gènes mutés (CYP3A4*1B et CYP1B1*3), l'ont vu apparaître neuf ans plus tôt que chez les non fumeuses.
Les sujets d'expérience qui portent la variante CYP3A4*1B, risquent quinze fois plus d'avoir une ménopause précoce aggravée, comparées à celles qui portent la variante CYP1B1*3.
Les mêmes chercheurs ont aussi constaté l'importance de l'origine ethnique. Il n'existe aucun lien par exemple entre le tabagisme, les variations génétiques et la ménopause précoce chez les femmes Afro-américaines. "Il est possible que cette différence soit causée par deux autres facteurs associés aux origines qui modifie l'interaction entre le tabagisme et les gènes. Il est bien connu que l'origine affecte de multiples fonctionnalités de la ménopause. Une enquête plus approfondie est nécessaire pour clarifier cette question", a expliqué Samantha Butts, professeur adjoint en obstétrique et gynécologie et principal auteur de l'étude.