AA/Monrovia (Libéria)/ Evelyn T. Kpadeh
Les autorités libériennes ont commencé à fermer les unités de traitement du virus Ebola dans la capitale libérienne, Monrovia, deux jours après l’essai d’un vaccin expérimentale contre la maladie mortelle.
Le ministre adjoint de la Santé au Libéria, Moses Massaquoi, a déclaré, lors d’une conférence de presse, que certaines des unités de traitement d’Ebola resteront fermées, tandis que d’autres seront rouvertes après avoir bénéficié de réparations.
Massaquoi a indiqué que «l’unité chinoise» et «l’unité ELWA 3», dirigée par Médecins Sans Frontières (MSF), avaient été notamment fermées, mais n’a pas précisé les noms de celles encore ouvertes.
D’après le correspondant de l’Agence Anadolu (AA), seules les unités appartenant au ministère de la Défense resteront ouvertes.
Les unités de traitement d’Ebola dans les comtés de Bong et Lofa sont fermées depuis qu’ils n’ont plus signalé de cas d’infection, soit depuis près de deux mois.
Massaquoi a néanmoins expliqué que la fermeture des installations sanitaires ne signifiait pas que le virus Ebola avait été éradiqué du pays.
Le ministre adjoint de la Santé a assuré à la population que les déchets des unités de traitement d’Ebola seront gérés de manière appropriées afin d’éviter tout problème futur.
L’épidémie du virus Ebola - apparue pour la première fois au Soudan et en République démocratique du Congo, en 1976 - a tué, depuis février dernier, au moins 8641 personnes en Afrique de l’Ouest, particulièrement en Guinée, au Sierra Leone, et au Libéria, d’après l’OMS.
Dans le seul Libéria, le virus a fait 3605 morts.
Les nouveaux cas d’infection ont cependant baissé de manière conséquente, depuis novembre dernier.