Mourad Belhaj
09 Mars 2020•Mise à jour: 09 Mars 2020
AA / Istanbul
Le chef du système judiciaire d'Iran, Ebrahim Raïssi, a déclaré, lundi, que son pays avait autorisé 70 mille prisonniers à purger leur peine à domicile, dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus.
C’est ce qui ressort de son discours prononcé lors de sa participation à la réunion du Conseil de la Choura de la magistrature iranienne.
Raïssi a expliqué que 70 mille détenus étaient autorisés à purger leur peine à domicile, à condition qu'ils ne perturbent pas la sécurité publique.
Le chef du système judiciaire d'Iran n'a pas révélé de détails sur le mode d'application de cette mesure.
Les autorités sanitaires iraniennes ont annoncé, lundi, que le bilan des victimes du Coronavirus est passé à 237 décès, et 7 161 cas d'infection confirmés.
L'Iran est parmi les pays les plus touchés par la propagation du Coronavirus après la Chine. La première infection par le virus est apparue à Qom le 19 février.
Le virus a provoqué la mort de personnalités politiques en Iran, dont le plus éminent est le religieux Hadi Khosroshahi, l'ancien ambassadeur de la République Islamique au Vatican, Hadi Khosroshahi, le membre du Conseil de discernement de l'intérêt supérieur du régime, Mohammad Mir Mohammadi, l’ancien ambassadeur à Damas, Hossein Sheikholeslam, et la députée de Téhéran, Fatemeh Rahbar.
L'Iran a pris un certain nombre de mesures pour lutter contre le virus, notamment en plaçant des points de contrôle aux entrées des grandes villes, en plus d'empêcher l'entrée dans 17 grandes villes.
En plus de la suspension des cours dans les écoles et universités à travers le pays, l’Iran a annulé des activités sportives et artistiques jusqu'au 20 mars.