AA/ Antananarivo(Madagascar) iloniaina Alain Rakotondravony
Afin d’éviter une éventuelle arrivée de l’épidémie Ebola à Madagascar, les autorités malgaches ont refusé à un navire en provenance du Liberia, de faire escale au port de Toamasina à l’Est d’Antananarivo, la capitale, a indiqué vendredi à Anadolu le directeur général de la Société du port, Eddy Christian Avellin.
"Nous savons que ce bateau avait fait escale à Monrovia, au Liberia. Quand le représentant du bateau nous a transmis jeudi sa requête de faire escale cette semaine à Toamasina, nous l’avons refusé. Il s’agit d'une mesure préventive. Nous avons d’ailleurs décidé de refuser tous les bateaux en provenance des pays touchés par la maladie à virus Ebola", a affirmé le directeur.
Le bateau, dénommé "Baltic Mercury", appartient à une compagnie russe et avait émis le souhait de décharger une partie de sa cargaison au principal port de la Grande île, rapporte la presse locale.
Dans une déclaration publique datée du 19 août, le gouvernement malgache avait tenté de rassurer l'opinion sur une éventuelle entrée de l'épidémie Ebola à Madagascar.
"Nous devons être prudents même si nous nous trouvons loin des pays où sévit cette maladie et nous devons être vigilants pour nous protéger contre tout éventuel danger", avait ainsi affirmé, mardi, le Premier ministre Roger Kolo, également ministre de la Santé publique, face à la presse.
Le gouvernement avait également annoncé la mise en place d’un plan national de contingence contre les pandémies et les maladies majeures.
" Des dispositions ont été prises au niveau des frontières pour détection et une prise en charge immédiate des cas suspects arrivant de l’extérieur", a encore déclaré Kolo.
Il s'agit d'un plan de "riposte au niveau des frontières, des hôpitaux, des districts sanitaires. Des messages d’information et de sensibilisation vont être diffusés à l’attention des voyageurs internationaux et de toute la population", a-t-il précisé.
Lundi dernier, un ressortissant malgache de retour du Liberia avait fait l'objet d'un test clinique pour détecter l'éventuelle présence du virus Ebola dans son organisme. "Le test s'est avéré négatif", avait déclaré le chef du gouvernement.