AA/ Lomé (Togo)/ Serge David zouème
Dans un communiqué officiel parvenu, ce jeudi, à Anadolu, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), section Bénin, ont conjointement annoncé qu’à ce jour, quatorze cas de fièvre de Lassa sont enregistrés dans la zone sanitaire de Tanguiéta-Matéri-Cobly au Nord du pays, dont deux cas confirmés et huit décès (y compris les deux cas confirmés).
Selon la même source, parmi les décès, quatre sont survenus au sein du personnel de santé de l’hôpital de Tanguiéta et les quatre autres ont été enregistrés dans la commune de Cobly. « Au total, 170 contacts ont été identifiés dans les communes de Tanguiéta et de Cobly et font l’objet d’un suivi quotidien », a indiqué le document.
Une quarantaine de relais communautaires continuent la recherche active de nouveaux cas contacts sur le terrain, a-t-il poursuivi.
Face à la situation sanitaire délétère, a martelé le communiqué, le gouvernement béninois soutenu par les experts du CDC Atlanta (Centres pour le contrôle et la prévention des maladies), de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), de l’UNICEF(Fond des Nations unies pour l’enfance) ainsi que les partenaires au développement, a immédiatement démarré la riposte en mettant en place un dispositif complet de lutte contre l’épidémie.
Outre la mise à disposition de matériels adéquats, une stratégie de recherche des cas contacts a été élaborée pour assurer la participation des communautés dans l’identification de cas suspects, a affirmé le communiqué signé par l’OMS et de l’UNICEF.
La transmission du virus Lassa peut se faire par contact avec les excréments de rongeurs, notamment le rat à multiple mamelles. « Aussi, peut-il se transmettre au contact d’une personne infectée via les liquides biologiques : le sang, l’urine, la salive, le sperme, les vomissures, les scelles, la transpiration », informe le document, précisant que l’incubation du virus varie de six à 21 jours.