Mona Saanouni
17 Décembre 2018•Mise à jour: 18 Décembre 2018
AA/Yémen/Mourad al-Arifi
Les protagonistes du conflit à Hodeidah, dans l'ouest du Yémen s'apprêtent à appliquer un nouvel accord de cessez-le-feu mardi matin, après avoir reçu une lettre de la part de l'Envoyé spécial de l'ONU pour le Yémen, Martin Griffiths.
Ceci intervient à la suite d'une série de combats violents entre les forces gouvernementales et les éléments armés du groupe Ansarullah (les Houthis) au cours des derniers jours dans l'est et le sud de la ville. Les combats ont fait plusieurs victimes et blessés des deux parties, selon les déclarations de sources militaires à Anadolu.
Des combats ont éclaté entre les deux parties un jour après l'Accord de Suède, conclu jeudi sous les auspices de l'ONU, qui prévoiyait un cessez-le-feu immédiat dans la province de Hodeidah et dans les ports de Hodeidah, de Salif et de Ras Issa.
Dimanche, un responsable onusien non identifié a déclaré à "Euro News" qu'un nouvel accord (de cessez-le-feu) au Yémen devrait entrer en vigueur mardi.
Cependant, une source du gouvernement yéménite a déclaré à Anadolu sous couvert d'anonymat, que "le gouvernement a reçu une lettre de la part de l'Envoyé spécial de l'ONU pour le Yémen, Martin Griffiths", indiquant l'obligation des parties de cesser les tirs dans la ville de Hodeidah, mardi à la première heure.
La source a ajouté que le gouvernement s'y était engagé, sans préciser le sort du premier accord et s'il s'agissait d'un échec ou non.
En outre, le membre de la délégation houthie aux consultations de Suède, Hamid Assem, a déclaré avoir reçu samedi une lettre de la part de Griffiths confirmant que les parties avaient commencé à mettre fin à toutes les manifestations militaires et à un cessez-le-feu depuis les premières minutes de mardi.
"Le message indique que l'envoyé de l'ONU a échoué à obliger l'autre partie (le gouvernement yéménite) à respecter le cessez-le-feu immédiatement après l'accord, à compter de jeudi dernier, et la nouvelle date est une tentative pour le confirmer", a déclaré Assem à Anadolu.
Il a souligné que son groupe était déterminé à appliquer à nouveau la cessation des hostilités et que l'envoyé de l'ONU devait s'assurer que l'autre partie était engagée.
Selon Assem, l'accord de la Suède sur le dossier Hodeidah n'a pas été signé séparément par les deux parties, mais plutôt par une obligation des négociateurs des deux côtés et que le seul dossier signé est celui des prisonniers.