Afef Toumi
30 Janvier 2018•Mise à jour: 31 Janvier 2018
AA/Aden (Yémen)/Fouad Mesaad
Les affrontements armés ont repris, mardi matin, entre les forces de protection de la présidence yéménite et les forces du Conseil de transition du Sud, dans le nord de la capitale yéménite provisoire Aden (sud-ouest).
Des sources militaires et des témoins oculaires ont indiqué à Anadolu que les affrontements armés s’étaient déclenchés de nouveau, d’une manière violente, dans la région de Dar Saad entre les forces présidentielles et les forces du Conseil de transition du Sud, dirigées par l’ex gouverneur d’Aden, Aidarous al-Zubaidi.
Les sources n’ont pas précisé communiqué le bilan des morts et de blessés de ces combats.
Les accrochages se sont arrêtés à Kriter et à Khormaksar dans le sud d’Aden, à la suite de la progression des forces du Conseil de transition du Sud, selon les mêmes sources.
Alors que les combats s’approchaient du périmètre du palais présidentiel Maachiq, la coalition arabe a appelé, plutôt dans la journée, à mettre fin aux affrontements qui ont lieu dans la province d’Aden et à tous les actes armés.
La coalition a dirigé, mardi à l’aube, une réunion entre les représentants du gouvernement et du Conseil de transition du Sud à Aden, pour discuter d'un éventuel cessez-le-feu.
La ville d'Aden, déclarée capitale provisoire du pays par le gouvernement intérimaire, est le théâtre, depuis dimanche, d'affrontements armés entre les forces de protection présidentielle pro-gouvernementales et les forces du Conseil national de transition du Sud qui réclame le limogeage du gouvernement d'Ahmed Obeid ben Dagher, accusé de "mauvaise gestion".
Le ministère de l'intérieur du gouvernement légitime a annoncé l'interdiction des manifestations auxquelles avait appelé le Conseil de transition à Aden, ainsi que la prohibition de la marche sur la ville. La fermeture de certains accès menant à la place des festivals, dans le district de Khormaksar a été rejetée par le Conseil de transition et a provoqué la dégénérescence de la situation.
Les affrontements ont fait 36 morts et 180 blessés, selon le Comité international de la Croix-Rouge