Mourad Belhaj
22 Mars 2018•Mise à jour: 22 Mars 2018
AA / Sanaa / Zakaria Kamali
Le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi a accepté, jeudi, la démission du vice-Premier ministre et ministre de la Fonction publique, Abdul Aziz Jabari, déclarant que celui-ci resterait dans les rangs de la "légitimité", au sein de l'organe consultatif du président.
Jabari est le deuxième ministre dans le gouvernement légitime dont la démission est confirmée, après le ministre d'Etat Salah al-Sayadi, qui a annoncé mardi sa démission, sans donner de raisons
L'agence de presse officielle "Saba" a rapporté que Hadi avait reçu à son domicile à Riyad Abdul Aziz Jabari, conseiller du président de la République et a salué ses positions patriotiques immuables, pour la défense du projet national, issu du Dialogue national, et pour l'affrontement de la milice putschiste des Houthis.
"Le conseiller Jabari était un membre actif du gouvernement et restera un membre actif de l'organisation consultative, défendant les causes nationales, notamment celle d'infliger la défaite au coup d'État initié par les milices soutenues par l'Iran (les Houthis), ainsi que la mise en œuvre des résultats du dialogue national et l'édification d'un Yémen fédéral, basé sur la justice et l'égalité", a déclaré Hadi.
Jabari a déclaré, pour sa part, qu'il serait aux premiers rangs pour défendre la légitimité et le Yémen, pour mettre fin au coup d'État, ainsi que pour le rétablissement des institutions étatiques et la mise en œuvre des résultats du Dialogue national, soulignant qu'il sera aux côtés des membres de l'organe consultatif du Président et de tous les secteurs et institutions de l'Etat, au service de la légitimité, selon la même source.
Jabari avait présenté, plus tôt cette semaine, sa démission au président Abed Rabbo Mansour et annoncé, dans une interview à la télévision publique mardi, qu'il avait "son point de vue concernant les prestations du gouvernement", appelant à une réévaluation de sa perfomance et à la formation d'un gouvernement réduit, avec de nouvelles compétences.
Jabari a également confirmé, lors de la même interview télévisée, que le président Hadi n'était pas en résidence surveillée dans la capitale saoudienne Riyad, comme rapporté dans les médias, soulignant, cependant, que Hadi "ne pouvait pas retourner dans la capitale provisoire Aden."
Outre son exigence d'une évaluation de la prestation du gouvernement, Jabari a appelé à la révision de la relation entre la légitimité et l'alliance arabe, exprimant son souhait que le Yémen soit traité comme un pays héritier d'une grande civilisation.