Mounir Bennour
10 Décembre 2020•Mise à jour: 10 Décembre 2020
AA / Yémen / Moubarak Mahamed
Les services de sécurité du gouvernorat d’Hadramaout, à l’est du Yémen, ont annoncé qu’ils avaient appréhendé des éléments d’Al-Qaïda et saisi des armes dans la ville de Shihr, suite à un raid contre les cellules de l’organisation qui planifiaient des attentats.
Les autorités sécuritaires de Hadramaout ont déclaré dans un communiqué, publié mercredi soir, que les services de sécurité, soutenus par les forces de "Hadrami Elite", ont effectué un raid contre des cellules affiliées à Al-Qaïda dans la région de Sharqiyah dans la ville côtière de Shihr, à l'est de la ville d'Al Mukalla, la capitale d'Hadramaout.
Selon le même communiqué, les forces de sécurité avaient appréhendé des éléments terroristes (dont le nombre n'a pas été précisé) et saisi de grandes quantités de munitions, d'armes, d'explosifs et d'appareils électroniques, qui étaient stockés dans deux maisons séparées.
Et d'ajouter que "les détails préliminaires indiquent que les cellules d'Al-Qaïda envisageaient de commettre des actes criminels dans la région d'Hadramaout".
Les villes d'Hadramaout, qui est le plus grand gouvernorat du Yémen et qui est sous le contrôle du gouvernement, subissent un grand chaos sécuritaire. Il n'en est pas de même à Mukalla et dans les villes de la côte d'Hadramaout (y compris al-Shihr) où la situation sécuritaire est stable, après l'expulsion des militants d'al-Qaïda en avril 2016, un an après la prise de contrôle gouvernementale de ces zones.
Al-Qaïda profite du climat de guerre qui continue au Yémen pour la sixième année entre les forces pro-gouvernementales et le groupe houthi, qui contrôle plusieurs gouvernorats, dont la capitale Sanaa (nord), depuis septembre 2014.
Depuis le mois de mars de l'année 2015, une coalition arabe, dirigée par le voisin saoudien, mène des opérations militaires au Yémen, en soutien aux forces pro-gouvernementales, face aux Houthis, soutenus par l'Iran.
Le sud du Yémen subit également un conflit armé entre le gouvernement légitime et les forces du Conseil de transition du sud, soutenu par les Émirats arabes unis, qui exige la sécession entre le sud et le nord du Yémen, sous prétexte de la marginalisation et de l'exclusion qu'il subirait.
*Traduit de l'arabe par Mounir Bennour