AA/Sanaa
Des violations mineures ont été signalées au Yémen, après l’entrée en vigueur, mardi soir, d’une trêve humanitaire de cinq jours.
Des témoins oculaires ont rapporté à l’Agence Anadolu (AA), qu’un tank conduit par des insurgés chiites Houthis a ouvert le feu sur des positions tenus par des soldats de l’armée loyale au président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, dans la province centrale de Taez.
Les Houthis ont également bombardé un quartier résidentiel dans la province méridionale d’ad-Dali, une heure seulement après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, qui débuté à 23:00 heure locale (20:00 GMT), ont affirmé des témoins.
Des affrontements entre des Houthis, d’un côté et des soldats de l’armée yéménite et des membres de la Résistance populaire pro-Hadi, de l'autre, ont été signalés à Taez, ainsi que dans la province de Jawf, ont ajouté les témoins.
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jabir, et le Secrétaire d’Etat américain John Kerry avaient annoncé, vendredi dernier, une trêve humanitaire de cinq jours, à partir de mardi soir; trêve conditionnée par le respect des Houthis du cessez-le-feu.
Toutes les parties ont accepté la trêve, y compris, les Houthis et le parti du Congrès général populaire présidé par l’ancien président yéménite Ali Abdallah Salah.
Le Yémen est entré dans une guerre civile à la suite de l’expansion du puissant groupe chiite Houthi jusqu’à la capitale, Sanaa, en septembre dernier, et vers d’autres régions du pays.
La coalition arabe menée par l’Arabie Saoudite a annoncé, le 21 avril dernier, la fin de l’opération «Tempête de fermeté» lancée le 26 mars dernier contre les positions des Houthis et des forces alliées au président yéménite Ali Abdallah Salah, et le début de l’opération «Redonner l’espoir».
La campagne «Redonner l’espoir» vise à trouver une voie permettant la relance du processus politique au Yémen, tout en contrant les mouvements et les actions militaires des Houthis.