Mona Saanouni
20 Octobre 2020•Mise à jour: 20 Octobre 2020
AA / Washington
L’Administration américaine a annoncé, lundi, avoir imposé des sanctions à l’endroit de six compagnies maritimes internationales, sous prétexte d’avoir coopéré avec la Société logistique iranienne de Transport maritime (IRISL).
C’est ce qui ressort d’un communiqué rendu public, lundi, par le Secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo.
« La compagnie IRISL avait été inscrite sur la liste des sanctions au mois de juin dernier et une mise en garde a été adressée aux autres compagnies pour éviter toute collaboration avec elle », lit-on dans le communiqué.
Il a ajouté que l’Iran utilise la société logistique IRISL pour avoir les produits dont il a besoin pour développer les missiles balistiques et nucléaires.
Il a ajouté qu’en « dépit de ces mises en garde, six compagnies maritimes internationales, qui ont leur siège en Chine, ont continué à importer des produits à destination de l’Iran, et que c’est la raison pour laquelle il a été décidé d’infliger des sanctions à l’Iran ainsi qu’à deux autres individus » qu’il n’a pas cités.
En juin dernier, les Etats-Unis ont inscrit la compagnie iranienne IRISL et la société E-Sail, basée dans la ville chinoise de Shanghai, sur la liste des sanctions, sous prétexte que l’Iran a recours aux deux compagnies pour s’approvisionner en des produits utilisés dans les recherches relatives aux missiles balistiques.
Il convient de noter que les Etats-Unis s’étaient retirés de l’Accord nucléaire avec l’Iran, en mai 2018, et au mois d’août de la même année, l’Administration Donald Trump, a infligé des sanctions à Téhéran pour la pousser à signer un nouvel accord et réduire son influence régionale.
Les sanctions ont touché des secteurs névralgiques tel le pétrole et des personnalités de premier plan à l’instar du Guide la Révolution, Ali Khamenei, et le Corps des Gardiens de la Révolution.
Le 21 août dernier, Pompeo s’était engagé à réimposer les sanctions internationales l’Iran, sous les trente jours.
Le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne ont transmis au Conseil de sécurité que l’exemption de l’Iran des sanctions des Nations Unies en vertu de l’Accord nucléaire signé en 2015 se poursuivra après le 20 septembre dernier.
Le Conseil de sécurité a réitéré, début septembre, sa position rejetant la requête américaine portant réimposition des sanctions à l’Iran.
*Traduit de l'arabe par Hatem Kattou