AA - Washington - Bilal Muftuoglu
''Nous sommes en train de mener des discussions avec plusieurs responsables et acteurs de la société syrienne. Cependant, cela ne signifie que nous sommes en collaboration régulière (avec eux)'', a affirmé vendredi à la presse Marie Harf, adjointe au porte-parole du Secrétariat d’Etat américain.
Interrogée sur les propos du porte-parole parti de l'union démocratique (PYD), la branche syrienne du PKK revendiquant que ''le PYD partage des renseignements avec le gouvernement américain à Kobané et que les deux parties coopèrent en matière des frappes aériennes'', Harf a confirmé les sources divergentes de renseignements de l'Etat américain. ''Nous cherchons effectivement des sources qui peuvent nous fournir des renseignements. Pourtant, cela n'implique pas que nous le répèterons dans le futur'', a-t-elle poursuivi.
En réponse à une question sur la livraison d'armes au PYD, Harf a insisté qu'elle ne précisera pas si le gouvernement envisage cette option ou l'écarte tout en ajoutant qu'une telle livraison ''n'est pas assurée pour le moment''.
Soulignant la nuance entre les rencontres et la coordination, Harf a noté qu'ils sont en train de ''mener des discussions avec plusieurs responsables et acteurs de la société syrienne. Cela ne signifie pas que nous sommes en collaboration régulière (avec eux)''.
A l'égard de la confiance qu'accordent les Etats-Unis au PYD, Harf a mis en relief qu'il ne s'agit pas d'une question de confiance mais de voir ''avec qui le gouvernement peut travailler ensemble en vue de l'éradication de l'EIIL''.
"Le gouvernement américain a entamé un dialogue direct avec le PYD le week-end dernier", avait annoncé jeudi, Jen Psaki, porte-parole du Secrétariat d’Etat américain, saluant "le rôle assumé par ce parti dans la lutte contre l’EIIL à Kobani".