Nadia Chahed
23 Août 2017•Mise à jour: 23 Août 2017
AA/ Le Caire / Viola Fahmy
Quelques heures après avoir critiqué la décision des Etats-Unis de réduire les montants alloués à l'Egypte dans le cadre du programme de l'aide américaine, le ministre des Affaires étrangères égyptien, Sameh Chokri, a accueilli une délégation de Washington présidé par Jared Kushner, le conseiller du Président américain, Donald Trump.
Au menu de cette visite : Discuter de la consolidation de la paix dans la région.
Le communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères égyptien a indiqué, à ce propos, que "les deux parties s'accordent sur l'importance de poursuivre la coordination entre l'Égypte et les États-Unis afin de faire avancer le processus de la paix et reprendre les négociations entre Israël et la Palestine".
Soulignant l'importance de fonder les négociations sur un calendrier clair et des références, Sameh Chokri a affirmé que la résolution du conflit israélo-palestinien contribuerait à la stabilisation de la région et l’arrêt des tensions et des violences.
La délégation américaine, arrivée au Caire mercredi, compte, en plus de Jared Kushner, Jason Greenblatt, représentant spécial pour les négociations internationales, et Dina Powell, adjoint au Conseiller à la sécurité nationale.
La réunion s'est tenue quelques heures après que l'Egypte a exprimé, dans un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères, son regret quant à la décision de Washington de réduire les montants versés à l'Egypte dans le cadre du programme de l'aide américaine. L'Égypte a considéré la décision de Washington "une erreur de jugement et un battage de cartes".
L'Égypte a indiqué que la décision de Washington "qu'elle consiste en une réduction directe de certains montants ou l’ajournement de l'octroi de l'aide militaire, reflète une erreur de jugement de la nature des relations stratégiques entre les deux pays depuis des décennies".
Mardi, deux responsables américains ont déclaré que les États-Unis "ont décidé de priver l'Egypte d'une aide de 95.7 millions de dollars et de retarder l'octroi de 195 millions de dollars. En cause, le manque de progrès dans le respect des droits de l'homme et des normes démocratiques".
Les relations entre les États-Unis et l'Egypte sont considérées "étroites et stratégiques", en particulier au niveau militaire. Washington accorde à l'Égypte une aide annuelle de 1.5 milliard de dollars environ, dont 1.3 milliard d'aide militaire et ce depuis que l'Egypte a signé le traité de paix avec Israël en 1979.