AA / Tunis / Aymen Jemli
Le dirigeant du Mouvement tunisien d’obédience islamique « Ennahdha », Sahbi Atig, a démissionné de la présidence du bloc du parti à l’Assemblée Nationale Constituante (ANC) .
Un communiqué mis en ligne, mercredi, sur le site du Mouvement « Ennahdha » indique que Sahbi Atig a « déposé auprès de la direction du parti sa démission de la présidence du bloc du Mouvement Ennahdha à l’ANC ».
Le communiqué a ajouté qu’il « convient de noter que le frère Sahbi Atig a joué un rôle central, tout au long de sa présidence du bloc, pour assurer le bon déroulement des travaux de l’ANC et le rendement du bloc majoritaire à l’Assemblée », relevant qu’un « rôle majeur lui sera réservé dans les structures dirigeantes du Mouvement ».
Le communiqué n’explique cependant pas, les motifs de la démission.
Des médias tunisiens imputent cet acte à un incident survenu récemment entre Atig et la députée du bloc du « Courant Démocratique » Samia Abbou qui aurait considéré certains propos tenus par Atig à son égard comme étant « blessants et lui portant atteinte ». Le Mouvement Ennahdha a, suite à cet incident, présenté ses excuses à la députée Abbou, une de ses anciennes alliées.
Sahbi Atig a présidé le bloc du Mouvement Ennahdha à l’ANC, fort de 89 députés, depuis le mois de décembre 2011.
Membre du Bureau exécutif d’Ennahdha, Sahbi Atig fait partie des principaux dirigeants du Mouvement d’obédience islamique. Il avait été emprisonné en 1991 pour une période de 16 ans, dont 7 ans en isolement carcéral, sous le règne de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali, destitué en 2011.