AA / Tunis / Rachid Jarray
Le président tunisien sortant, Moncef Marzouki, a estimé, lundi, que «certains considéraient la révolution tunisienne (janvier 2011), qui causé la chute de l’ancien régime, comme un accident de l’histoire, mais le peuple des citoyens (le peuple) s’est soulevé, ces jours-ci, pour démentir ces allégations».
Le candidat au second tour de l’élection présidentielle tunisienne prévu pour le dimanche 21 décembre courant, a fait cette déclaration au cours d’un meeting organisé dans le cadre de sa campagne électorale à Kalaat al-Andalous (banlieue Ouest de Tunis).
Marzouki a ajouté en s'adressant aux dizaines de citoyens rassemblés pour l’accueillir et qui scandaient des slogans favorables à sa réélection: « Certains ont estimé que la révolution était un simple accident de l’histoire mais l’émergence du peuple des citoyens a permis de fait face à la machine de corruption et de l’argent sale dirigée par l’ancien système».
Marzouki a appelé les citoyens à «voter en sa faveur au cours du second tour de la Présidentielle, afin de préserver les libertés, au demeurant, menacées par l’ancien système qui tente de refaire surface» selon lui.
Et le président de poursuivre : « Ö, peuple de citoyens, le dimanche 21 décembre (jour du vote) est une journée historique et votre localité doit être du côté de la démocratie».
Le candidat du mouvement «Nidaa Tounès» et rival de Marzouki s’était engagé, en cas de victoire, d’être garant des libertés.
Le deuxième tour de l’élection présidentielle qui aura lieu le 21 décembre courant opposera le président sortant Moncef Marzouki au chef du mouvement de Nidaa Tounès, Béji Caid Essebsi.
Les deux candidats ont obtenu lors du premier tour du scrutin, respectivement 33,43% et 39,46%.
La campagne électorale qui a démarré, mardi dernier, se poursuivra jusqu’au vendredi 19 décembre courant.