AA/ Tunisi/ Rachid Jarray
Klathoum Kannou, seule femme candidate à la présidentielle tunisienne, s’est engagée, samedi, en cas de son élection, à rétablir les relations officielles entre la Tunisie et la Syrie.
Les relations entre les deux pays étant rompues depuis plus de deux années. La Tunisie qui a dénoncé la violence menée par le régime syrien contre son peuple a décidé en février 2012 d'expulser l’ambassadeur de Damas en Tunisie.
Argumentant son choix de rétablir les relations Tunisie-Syrie, Kannou a souligné, lors d'une conférence de presse tenue, à tunis, pour le lancement de sa campagne électorale, qu’il "est inconcevable de faire payer les peuples pour les torts de leurs gouvernements".
la campagne électorale pour la présidentielle tunisienne( prévue le 23 novembre courant) a démarré le 1er novembre et se poursuivra jusqu’au 21 novembre, veille du silence électoral.
Concernant les motivations qui l’ont poussé à se porter candidate à la présidentielle, Kannou précise que c’est d’abord la conviction que c’est un poste qui requiert une personnalité indépendante qui saura garantir l’impartialité et rétablir la justice sociale entre tous les tunisiens notamment dans les régions défavorisées.
Elle a, en outre, rappelé le déclin de l’institution présidentielle et les tensions qui ont divisé les tunisiens, sont autant de facteurs qui ont motivé sa candidature.
Depuis son ascension à la présidence, fin 2011, Mohamad Moncef Marzouki n’a, en effet, cessé d’attiser la polémique et de faire l’objet de virulentes critiques pour "des maladresses politiques et diplomatiques".
Kalthoum Kannou, 55 ans et magistrate, est la seule femme candidate à la présidence tunisienne sur les 27 candidats en course. Elle est surtout connue pour avoir, courageusement, milité pour l’indépendance de la justice sous l’ancien président déchu Ben Ali.
Après la révolution du 14 janvier 2011, elle a été élue présidente de l’Association des Magistrats tunisiens ( AMT). Elle a annoncé sa candidature à la présidentielle le 13 juillet 2014.