Mohammed Maher Ben Romdhane
10 Juin 2019•Mise à jour: 12 Juin 2019
AA/Tunis/Maroua Sahli
Jamel Moslem, représentant du Comité de coordination civil pour la défense de la liberté associative a mis en garde contre les menaces destinées aux associations tunisiennes.
Au cours d’un congrès organisé lundi sur les dangers menaçant la liberté associative en Tunisie, Moslem, qui est président de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme, a affirmé que ces dangers concernent le cadre juridique des associations en Tunisie.
Ces menaces et ces risques se sont multipliés depuis 2017 à la suite de la publication du rapport du groupe de travail de lutte contre le blanchiment d’argent (GAFI) qui a classé la Tunisie parmi les pays considérés comme étant des paradis fiscaux.
Moslem a exprimé son rejet de la loi sur le registre national des entreprises qu’il considère comme étant "inconstitutionnelle et contraire" à l’esprit de la loi numéro 88 de l’année 2011 sur les associations.
Il a insisté sur la nécessité de garantir les libertés associatives et la transparence de l’action associative.