AA / Tunis / Aymen Cemli
Les autorités tunisiennes ont déclaré «comprendre la demande adressée par l’Egypte aux Nations Unies pour une intervention militaire en Libye» et assurent qu’elles réagiront le moment venu, à toute résolution onusienne concernant ce sujet .
Le porte-parole du ministère tunisien des Affaires étrangères, Mokhtar al-Chaouachi, a déclaré à Anadolu: «Nous comprenons que l’Egypte veuille présenter cette affaire devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies. Ce crime est atroce et a choqué l’Egypte et son peuple. Par ailleurs, nous réagirons à toute résolution qui sera adoptée par le Conseil de Sécurité».
«La Tunisie tient à rappeler que, par principe, elle continue à appuyer le dialogue entre les parties libyennes en vue de parvenir à une solution politique dans le cadre de la réconciliation et le consensus national. Il s’agit du dialogue parrainé par les Nations Unies représentées par son émissaire spécial Bernardino León.», a tenu à préciser le porte-parole.
Il a ajouté que les autorités tunisiennes continuent à œuvrer, dans le cadre des efforts des pays du voisinage, pour faciliter l’aboutissement du dialogue entre les parties libyennes.
Le Président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a appelé mardi, le Conseil de Sécurité des Nations Unies à adopter une résolution concernant la question libyenne et qui prévoit la formation d’une coalition internationale pour combattre l’EIIL.
Une vidéo diffusée lundi sur Youtube a montré la décapitation de 21 coptes égyptiens par des éléments de l’EIIL en Libye.
L’armée égyptienne a répliqué à l’attaque en bombardant, des cibles de l’organisation terroriste à Derna, dans l'est de la Libye.
Le ministère tunisien des Affaires étrangères avait dénoncé, dans un communiqué, l’exécution des Coptes par l’EIIL et avait exprimé l’appui de la Tunisie à l’Egypte dans «ces douloureuses circonstances».
Le ministère avait insisté sur la nécessité d’une concertation des efforts internationaux pour adopter une position ferme et prendre des mesures pratiques afin de faire face au terrorisme.
Le Président tunisien, Béji Caïd Essebsi, avait indiqué, la semaine dernière, lors d’une interview télévisée, que son pays est opposé à toute intervention militaire étrangère en Libye. Il avait par ailleurs évoqué une coopération avec les pays du voisinage (sans en dévoiler la nature).
Essebsi avait ajouté que «la solution consiste en un accord régional avec l’Algérie, le Mali, le Niger, le Tchad et l’Egypte», soulignant que cette solution doit «demeurer libyenne».