AA/ Malabo/ Mohmed Toukel et Abdou Abdelkarim
Le terrorisme et la sécurité alimentaire continuent à prédominer l’ordre du jour du Sommet de l’Union Africaine (UA), dont les travaux ont démarré, jeudi, à Malabo en Guinée équatoriale et se poursuivront demain, vendredi.
La 23ème session du Sommet de l‘Union Africaine a entamé ses travaux avec la participation de plusieurs chefs d'Etats africains et des personnalités continentales et occidentales.
S’exprimant à la séance inaugurale, Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, a évoqué le phénomène du «terrorisme et les menaces qui guettent la région», réaffirmant « l’impératif qu’il y a à ce que l’UA coordonne avec les Nations Unies pour accélérer l’éradication du terrorisme».
S’agissant du dossier de la sécurité alimentaire, le secrétaire général de l’ONU a déclaré que « l’agriculture est le catalyseur du développement économique », se félicitant de voir l’UA déterminée plus que jamais à conjurer la famine dans le continent africain »
De son côté, la présidente de la Commission de l’Union Africaine(UA), Nkosazana Dlamini-Zuma, a mis l’accent sur «l’importance que revêt l’agriculture pour assurer la sécurité alimentaire du Continent africain», précisant à ce propos, que « l’Afrique est la source de l’alimentation et nous devons mettre à contribution cette opportunité de manière optimale ».
« L’année 2020 doit être celle du silence des armes pour se consacrer désormais au développement », a-t-elle espéré.
A propos du terrorisme, Dlamini-Zuma a estimé que « ce fléau menace le Continent et le monde entier et qu’il est impératif d’œuvrer de concert en vue d’y mettre un terme ».
Abondant dans ce sens, elle a relevé que « Le Mouvement Boko Haram au Nigéria et celui des Shebab en Somalie ainsi que les conflits qui secouent le Soudan du Sud sont autant de facteurs qui entravent le développement et qu’une conjugaison des efforts de tous s’avère impérative pour éradiquer la violence et se consacrer au développement ».
Pour sa part, le président égyptien Abdelfattah Al-sissi a tenu à mettre en garde contre le phénomène du terrorisme, "L’Afrique est menacée par le terrorisme transfrontalier orchestré par les groupes jihadistes" a-t-il dit tout en recommandant de « le contrer avec autant de vigueur et de fermeté ».
« Le terrorisme est un instrument pour désagréger les Etats, détruire les peuples et porter atteinte à l’image de la religion », a-t-il poursuivi, affirmant « qu’un tel danger commande impérativement de consolider la coopération, pour préserver la sécurité des citoyens et les efforts de développement économique dans nos pays ».
Prenant la parole, au nom du président palestinien Mahmoud Abbas, le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riadh Al Maliki, a passé en revue les exactions israéliennes contre le peuple palestinien, qualifiant ces actes et agissements « d’agressions sauvages perpétrées sous prétexte de la disparition de trois colons juifs ».