Güç Gönel,İsmail Özdemir,Nur Asena GÜLSOY
11 Août 2017•Mise à jour: 12 Août 2017
AA – Istanbul – Nur Gülsoy
Le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan a espéré une solution politique à la tension entre les États-Unis d'Amérique et la Corée du Nord.
Le chef d'État a répondu aux questions des journalistes à l'issue de la prière de vendredi à Istanbul.
«Environ seize pays ont atteint un stade important dans l'armement nucléaire, a déclaré Erdogan. Parmi eux, trois ont une force nucléaire importante. Espérons que les menaces entre les États-Unis et la Corée du Nord ne se transforment pas en un conflit, dès lors que cela pourrait impliquer d'autres pays. Une telle situation peut aussi engendrer une nouvelle phase de risque. J'espère qu'une solution politique sera identifiée.»
Interrogé sur les éventuels impacts de la crise sur la Turquie, Erdogan a expliqué: «Je considère qu'il est peu probable que notre marché en soit affecté. Mais il est curieux que des pays qui se déclarent contre l'armement nucléaire menacent les autres par celui-ci. Les pays qui n'autorisent pas aux pays non développés de disposer d'armement nucléaire, se mettent à l'utiliser sans merci, dès lors qu'ils en détiennent. Cette mentalité est incompréhensible.»
Le président s'est aussi exprimé à propos du passage des camions d'aide par le poste frontalier de Cilvegozu, dans le Sud de la Turquie, vers la Syrie.
«Le poste de Cilvegozu sera laissé ouvert mais seulement pour le passage de produits alimentaires, de médicaments, des vêtements etc, a-t-il affirmé. Mais nous ne permettrons pas le transfert d'armes. Nous continuons de discuter au sujet d'Idlib. Nos Services secrets poursuivent les négociations avec la Russie. Des entretiens sont menés aussi avec l'Iran. Les discussions de Moscou sur Idlib ont été positives. J'estime que cette question sera résolue bientôt.»