Emna Meddeb
24 Janvier 2018•Mise à jour: 24 Janvier 2018
AA/ Ramallah (Cisjordanie occupée)/ Amjad Nabhane
Le ministre adjoint palestinien des Affaires étrangères, Tayseer Jaradat, a déclaré que le Conseil de sécurité des Nations Unies tiendra, jeudi, une réunion ordinaire pour discuter du dossier palestinien.
Dans une déclaration accordée à Anadolu, Jaradat a indiqué que la session se tiendra à la demande de la partie palestinienne, par l’intermédiaire du Koweït, représentant du bloc des Etats arabes au sein du Conseil de sécurité.
Dans le même contexte, l’ambassadeur de Palestine auprès des Nations Unies (ONU), Riyad Mansour, a déclaré qu’une réunion du Conseil de sécurité sera tenue, jeudi (25 janvier 2018), afin que les membres du Conseil assument leurs responsabilités quant à la nécessité de mettre en œuvre les résolutions de l’ONU.
Intervenant, mercredi matin, sur les ondes de la radio palestinienne (Voice of Palestine, Officiel), Mansour a fait savoir qu’une autre réunion du Conseil de sécurité se tiendra à la date du 22 février, dans le but "de discuter du même sujet et de présenter la situation du peuple palestinien depuis 50 ans, en plus d’examiner l’affaire de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA)".
"Nous menons des consultations à ce sujet avec différents États, et nous espérons parvenir à obtenir les votes nécessaires pour pouvoir voter sur notre adhésion comme membre à part entière aux Nations Unies, bien que nous sachions à l'avance que les États-Unis auront recours au droit de veto", a-t-il lancé.
Le vote au sein du Conseil de sécurité obéit à des règles assez complexes. En ce qui concerne les questions de procédures, 9/15 voix suffisent pour adopter une résolution. En revanche, pour toute autre question, les cinq membres permanents doivent être parmi les neuf membres votants. Toutefois, chacun des cinq membres permanents au Conseil de sécurité a le droit de s’opposer à une décision (droit de veto). Dans ce cas, la résolution ne sera pas adoptée.
Les Palestiniens avaient mené cette initiative en 2012. Cependant, les Etats-Unis avaient opposé leur veto à la résolution.
Ces mesures interviennent au moment où les Palestiniens annoncent avoir déployé des efforts en vue de retrouver un garant du processus de paix autre que les Etats-Unis. A l’issue de l'annonce étasunienne unilatérale, du 6 décembre dernier, qui reconnait Jérusalem comme capitale d’Israël, les Palestiniens ne considèrent plus Washington comme un garant fiable et impartial.