Puigdemont refuse de revenir à Madrid pour comparaître devant la justice
- Destitué, lLe chef de la Généralité de la Catalogne est en Belgique depuis lundi.
Hatem Kattou
02 Novembre 2017•Mise à jour: 02 Novembre 2017
Brussels Hoofdstedelijk Gewest
AA / Bruxelles
Paul Bekaert a annoncé, mercredi soir, que son client, le président de la Généralité de la Catalogne, Carles Puigdemont, ne reviendra pas en Espagne pour témoigner bien que convoqué à comparaître devant un tribunal ibérique jeudi.
Dans une déclaration accordée à l'agence américaine "Associated Press", l'avocat belge a déclaré que "Carles Puigdemont ne reviendra pas en Espagne, et a proposé qu'il soit interrogé en Belgique".
Des médias espagnols ont rapporté que la Cour suprême n'acceptera pas le témoignage depuis l'étranger de Puigdemont.
Puigdemont, indépendantiste, et son gouvernement font face à des accusations de "rébellion, de sédition et de détournement de fonds publics", et ce après la Déclaration d'indépendance de la Catalogne, vendredi dernier.
Le Parquet espagnol pourrait émettre des mandats d'arrestation contre Puigdemont et les prévenus indépendantistes en cas de non-comparution.
Esteban Gonzalez Pons, un député espagnol du Parlement européen et porte-parole du "Parti populaire" espagnol, a indiqué dans une déclaration accordée à la chaîne de radio "Onda Cero", que "Madrid pourrait demander à la Belgique l'extradition de Puigdemont pour qu'ensuite la police belge puisse procéder à son arrestation".
Le chef de la Généralité de la Catalogne destitué et cinq autres membres de son ancien gouvernement sont arrivés lundi à Bruxelles, la capitale belge.
La Belgique est l'un des pays de l'Union européenne qui permettent aux citoyens des autres pays de l'Union de demander l'asile sur son sol.
Lors d'une conférence de presse tenue mardi à Bruxelles, Puigdemont a affirmé "qu'il n'est pas venu en Belgique pour demander l'asile, mais plutôt pour confirmer que la question de la Catalogne est une question européenne".
Samedi dernier, le gouvernement central espagnol avait destitué le gouvernement catalan, et les directeurs de la police locale, et avait désigné des ministres lui appartenant pour prendre les rênes du gouvernement de la région catalane, dans une action lancée contre la Déclaration de la sécession unilatérale.