Selen Temizer
30 Novembre 2015•Mise à jour: 30 Novembre 2015
AA - Ankara - Ayse Betul Gedikoglu
La Russie continue ses attaques à Idlib, ville syrienne sous contrôle des opposants syriens modérés, dans les régions habitées par les civils, malgré sa promesse de mettre fin à ces attaques.
Le Président français Hollande et son homologue russe s’étaient entretenus, jeudi dernier, au Kremlin. Lors de cette rencontre, Poutine avait demandé une carte des forces de l'opposition syrienne, qui ne sont pas terroristes et qui combattent Daech, afin de ne plus les bombarder.
Or, Poutine n'a pas tenu sa promesse. Depuis vendredi, la Russie bombarde Idlib, ville sous contrôle des opposants modérés, ainsi que neuf autres cibles habitées par des civils.
Lors des opérations terrestres menées dimanche, par le régime d’al-Assad avec le soutien des frappes aériennes de Moscou, les villages Salkin, Sarmada et Dana rattachés à Idlib, ainsi que les villes syriennes de Taftanaz, Eriha, Jebel ez-Zaouieh, Khansafra, Jisr es Soukhour ont été ciblés. De plus, une boulangerie humanitaire dans la région Serakip d’Idlib qui produisait plus de 40 000 pains par jour pour les civils a été démolie.
Depuis le 30 septembre, la Russie poursuit ses attaques aériennes en Syrie en prétendant lutter contre le terrorisme. Plus que Daech, ce sont les opposants modérés et les civils qui sont attaqués.
Depuis trois semaines, les attaques menées par le régime syrien et la Russie se sont intensifiées dans la région Bayirbucak, dans le nord-ouest de la Syrie, où vivent les Turkmènes.