Khadija Al Zogami
25 Janvier 2016•Mise à jour: 26 Janvier 2016
AA/ Madrid/
Marcelo Rebelo de Sousa, dit «le Professeur», a remporté les élections présidentielles qui ont eu lieu au Portugal, dimanche, avec 52,89% des suffrages.
Le ministère portugais de l'Intérieur a annoncé que de Souza a remporté 52,89% des voix, après le dépouillement de 96% des bulletins de vote. Il remporte ainsi les élections présidentielles, dès le premier tour.
De Souza est né en 1948, à Barcelone. Il a rejoint les rangs du Parti social-démocrate (conservateur), en 1974, avant d’en assumer la présidence, de 1981 à 1983. Il enseigne en tant que professeur, à la Faculté de droit de l'Université de Lisbonne depuis 1989. Mais c’est à une émission politique, qu’il anime depuis 15 ans, qu’il doit sa renommée .
Marcelo Rebelo de Sousa a participé aux élections présidentielles en tant que candidat indépendant. Il n'a accepté aucun soutien matériel d’aucun parti ou entreprise, et a préféré faire sa promotion électorale dans les rues de son pays, à la rencontre de ses concitoyens. Ainsi, il a financé lui-même sa campagne électorale.
Les élections tenues dimanche sont les neuvièmes à avoir lieu au Portugal, après la chute de la dictature de Salazar en 1974. Quatre présidents auront, depuis, dirigé le pays, dont le dernier était Aníbal António Cavaco Silva, qui a assumé les fonctions présidentielles durant deux mandats successifs, et qui n'a pas participé aux élections de dimanche, parce que la constitution portugaise ne lui permet pas de briguer un troisième.
De son côté, l'indépendant de gauche, Antonio Sampaio da Novoa, arrive en 2eme position avec 22,1% des suffrages, tandis que, Marisa Matias, la candidate du Bloc de gauche crée la surprise en se plaçant troisième avec 9,97%.
Le taux de participation aux élections présidentielles de dimanche, a été estimé à 48%.
Les Portugais sont dans l’attente de voir comment sera dirigé leur pays par d'une part, un gouvernement de gauche, dirigé par le Parti Socialiste et qui refuse le recours aux politiques d’austérité, et de l'autre, un président de droite.
Le Parlement portugais avait refusé d’accorder sa confiance à la coalition de «Front du Portugal», dix jours à peine, après sa prise de fonction, à l’issue des élections législatives du 4 octobre dernier. Dès lors, le parti socialiste a formé un gouvernement minoritaire avec le soutien des communistes et de la gauche.