AA / Béja (Tunisie) / Rachid Jarray
Béji Caid Essebsi, candidat du Mouvement tunisien « Nidaa Tounès » pour l’élection présidentielle du 23 novembre a appelé, lundi après-midi, ses partisans à choisir au cours du vote du dimanche prochain entre deux projets, celui « de l’Etat de modernité ou du retour du salafisme takfiriste » (anathème), estimant que le « pays traverse une période des plus délicates ».
Animant un meeting dans la province de Béja (Nord-ouest) dans le cadre de sa campagne électorale, Essebsi a souligné que « la révolution du 14 janvier 2011 a offert la liberté d’expression et du vote, …vous êtes face à deux projets, celui de l’Etat de modernité et du progrès ou du retour du salafisme takfiriste ».
Essebsi a ajouté : « La révolution faite par les jeunes tunisiens a été sans dirigeants et n’a pas appelé à la polygamie mais plutôt à la liberté, à la dignité et à l’emploi ».
Et le chef du Nida Tounes de poursuivre : « La Tunisie traverse à l’époque actuelle une phase des plus délicates qui mérite la solidarité de tous les Tunisiens et leur union pour sortir de la crise de la pauvreté, du chômage et de la marginalisation ».
« Auparavant, nous combattions l’illettrisme mais actuellement nous cherchons des solutions au chômage. Nous comptons en Tunisie 630 mille sans emploi dont 220 mille diplômés du supérieur », a-t-il encore dit.