AA - Genève - Hamza Gedikoğlu
La commission d’enquête de l’Organisation des Nations Unies (ONU) sur la Syrie a annoncé, mercredi, que le gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques à huit reprises dans l’ouest du pays, au cours des mois d’avril et mai derniers.
S'exprimant lors d'une conférence de presse au siège de l'ONU, la commission d'enquête a informé la presse d'un rapport à propos de la situation des droits de l'homme en Syrie.
Il est même probable que le régime ait eu recours au gaz de chlore lors de ces attaques, selon la commission de l'ONU.
Affirmant que le régime syrien et les groupes armés qui lui sont opposés ont perpétrés des massacres en masse, le rapport souligne que la poursuite du flux de combattants étrangers dans le pays et la progression sur le terrain des groupes extrémistes tels que l'organisation de l'Etat islamique d'Irak et du Levant (EIIL, autoproclamé "Etats islamique"), encouragent la propagation de la violence et menace sérieusement la paix et la sécurité internationale. "Il y a un risque évident de propagation des affrontements", révèle le rapport.
"Alors que le conflit perdure sans respecter le droit humanitaire, chaque jour des centaines de civils sont tués", a fait remarquer le président de la commission, Paulo Pinheiro.
L'EIIL qui contrôle le nord et le nord-est de la Syrie, commet des crimes, à travers des exécutions, excisions et flagellations chaque vendredi dans les centres villes, obligeant souvent les populations d'y assister, selon le rapport.
Par ailleurs, le rapport précise que l'EIIL expulse les kurdes du Nord de l'Irak et cible de manière systématique les journalistes.
"Le régime syrien continue, lui aussi, de commettre des crimes de guerre ainsi que des crimes contre l'humanité. Entre le mois de janvier et juillet, pendant chaque semaine des milliers d'hommes, femmes et d'enfants ont été tués par des missiles et des barils explosifs lancés délibérément sur les civils", ajoute le rapport.