AA/Athènes/ Salih Baran - Filyo Kongo
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras et son ministre des Finances Yannis Varoufakis ont voté dimanche matin, dans le cadre du référendum sur les conditions formulées par les créanciers internationaux pour fournir un soutien financier et aider Athènes à surmonter la crise.
Tsipras a déclaré après avoir voté : «Nombreux sont ceux qui peuvent ignorer la volonté des gouvernements, mais nul ne peut ignorer la volonté du peuple», soulignant que «La démocratie est le sauveur quand règnent la peur et le chantage».
Le Premier ministre grec s’est dit «confiant qu’une voie s’ouvrira demain vers le retour aux principes fondateurs de l'Europe».
De son côté, le ministre des Finances a déclaré lors de son vote : «Le jour de ce référendum est un jour d'espoir», affirmant que "Les Grecs vont adresser leur réponse au groupe de l’euro avec leur bulletin de vote".
Le Parlement grec avait approuvé, le 28 juin dernier, la proposition du gouvernement, sur un référendum, prévu pour le 5 juillet, sur l'acceptation ou le rejet des conditions avancées par les créanciers (la Commission européenne, la Banque centrale européenne, le Fonds monétaire international) pour la poursuite du programme de sauvetage financier de la Grèce.
La décision du parlement grec est intervenue après que la Grèce ne soit pas parvenue à un accord avec ses créanciers, au cours des négociations qui ont eu lieu le 25 juin dernier, dans la ville belge de Bruxelles.