Hafawa Rebhi
01 Décembre 2017•Mise à jour: 01 Décembre 2017
AA / Rome / Mahmoud Kilani
« Il est difficile d'envisager d'amender l'accord nucléaire iranien », a estimé Federica Mogherini, haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.
La diplomate européenne s’est ainsi exprimée lors d'un discours prononcé vendredi à la troisième édition de la conférence "Dialogues méditerranéens" qui a commencé jeudi dans la capitale italienne Rome et se poursuivra jusqu'à dimanche.
Pour Mogherini, « l'accord avec l'Iran est en effet fondamental pour la sécurité de la région et il est difficile de penser à la possibilité de le changer ».
« Nous, dans l'Union européenne et avec tous les autres pays européens, avons dit qu'il était important de maintenir et de mettre en œuvre l'accord avec l'Iran dans son intégralité ».
Si Mogherini tient ainsi à cet accord négocié, comme elle l’a rappelé, quand il n’y avait pas de confiance entre les parties concernées, ce n’est parce qu’une «amitié » la lierait aux Iraniens.
C’est plutôt parce qu’il comprend, à ses dires, « plusieurs clauses et mécanismes permettant d’intervenir pour vérifier en cas de suspicion d'une violation ».
« Ceux qui demandent de changer l'accord ne le connaissent pas bien », a insisté la diplomate européenne, assurant avoir dit à l'Iran et aux Etats-Unis qu'il était difficile d'y penser ».
« L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a reconnu le respect des règles par Téhéran et l'accord se passe bien », a-t-elle ajouté.
Le président américain, Donald Trump, avait menacé dans sa nouvelle stratégie récemment annoncée, de se retirer de l'accord nucléaire avec l'Iran, en cas de l'échec du Congrès et des alliés de Washington à en traiter les « lacunes », jurant d'imposer des « sanctions sévères » contre Téhéran.
Evoquant les derniers développements politique sur la scène libanaise, Mogherini a jugé qu’il « était important que l'UE continue à soutenir le Liban et ses prochaines élections législatives (l'année prochaine) »
Selon ses dires, « la survie du Liban est tributaire de la coexistence, et toute crise qui y éclate se répercute sur toute la région ».
Pendant trois jours, Rome accueille la conférence « Dialogues méditerranéens », en présence du président libanais Michel Aoun et de plusieurs ministres et vice-ministres des Affaires étrangères des pays arabes, du Moyen-Orient et de l'Europe.
Prennent par à cet événement, le vice-ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Yildiz, le ministre des Affaires étrangères du Qatar, Mohammed bin Abdul Rahman Al Thani, et le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, et le vice-président du Conseil présidentiel du gouvernement du consensus libyen, Ahmed Miitig.