Hatem Kattou
03 Avril 2018•Mise à jour: 04 Avril 2018
AA / Tunis / Imen Ghali
Le ministre tunisien chargé du suivi des Grandes réformes auprès du Chef du gouvernement, Tawfik Rajhi, a déclaré, mardi, que « la privatisation de tout service public dans le pays n’est pas prévu dans les plans et programmes du gouvernement ».
Rajhi faisait une déclaration aux médias en marge d’une conférence sur la gouvernance des entreprises et des établissements publics.
« Le gouvernement a des orientations claires pour examiner la situation des entreprises publiques, au cas par cas, en collaboration avec le partenaire social (l’Union générale tunisienne de travail, UGTT) », a-t-il, notamment dit.
Le Chef du gouvernement tunisien, Youcef Chahed, avait déclaré, la semaine dernière, que « la situation publique financière ne supporte plus l’existence d’entreprises publiques dans des secteurs concurrentiels qui subsistent avec l’appui de l’Etat ou qui contractent des prêts à la faveur de la garantie de l’Etat ».
Chahed a indiqué que les pertes accumulées de ces entreprises s’élèvent à « 6,5 milliards de dinars (2,68 milliards de dollars) ».
Et Rajhi de renchérir : « Il n’existe pas de plan de privatisation du moindre service public (entreprise publique) dès lors qu’il s’agit d’une ligne rouge ».
Les services publics sont les entreprises qui offrent des services stratégiques et fondamentaux pour les habitants. Ils sont étatiques à 100% et aucune entreprise du secteur privée n’assure des services similaires.
Cependant, il a dit qu’il existe des « entreprises publiques qui usent les deniers de l’Etat ».
Nouredine Tabboubi, Secrétaire général de l’UGTT avait déclaré auparavant que l’Union fera face au plan de la privatisation de plusieurs entreprises dont le gouvernement estime qu’elles souffrent d’une situation financière difficile ».
Rajhi a affirmé que les entreprises publiques nécessitent des réformes, telles que celles du Transport, de la Douane, de l’Assainissement et de l’Electricité et du Gaz et autres.