Melike Pala
08 Juillet 2026•Mise à jour: 08 Juillet 2026
AA / Bruxelles
La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a déclaré mercredi ne rien regretter de son engagement politique auprès du président américain Donald Trump, affirmant que sa démarche était guidée par sa volonté de renforcer l'unité du camp occidental.
« Je ne regrette rien de ce que j'ai fait », a déclaré Giorgia Meloni lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet de l'OTAN à Ankara, interrogée sur la relation politique qu'elle entretient avec Donald Trump.
« J'ai fait cet investissement politique par conviction en faveur de l'unité de l'Occident », a-t-elle ajouté, selon l'agence de presse ANSA.
Giorgia Meloni a précisé que cette approche ne constituait pas une stratégie adoptée spécifiquement après le retour de Donald Trump sur la scène politique, mais qu'elle reflétait plus largement sa manière d'aborder ses relations avec ses partenaires internationaux.
« Ce n'est pas une stratégie que j'ai mise en œuvre avec l'arrivée de Trump, mais une méthode que j'applique avec tous mes interlocuteurs », a-t-elle déclaré.
La cheffe du gouvernement italien a indiqué partager avec Donald Trump des positions communes sur plusieurs sujets, notamment les questions migratoires et l'opposition à la « culture woke ».
« Les choses évoluent comme nous l'avons vu, mais je ne change pas d'avis », a déclaré Giorgia Meloni.
Elle a ajouté que sa politique était guidée par les intérêts nationaux de l'Italie et de l'Europe, en particulier par la nécessité de renforcer la coopération entre les pays occidentaux.
Les déclarations de Giorgia Meloni interviennent après que Donald Trump a ravivé dimanche leur différend public en publiant sur son réseau Truth Social une image retouchée laissant entendre que la dirigeante italienne lui portait un intérêt excessif, accompagnée du commentaire : « Une ordonnance d'éloignement est nécessaire. »
Le mois dernier, Donald Trump avait affirmé que Giorgia Meloni l'avait « supplié » de prendre une photo avec lui lors du sommet du G7. La Première ministre italienne avait rejeté cette affirmation, la qualifiant de « totalement inventée », ajoutant : « Ni l'Italie ni moi ne supplions qui que ce soit. »
* Traduit de l'anglais par Serap Dogansoy