AA/Le Caire/Islam Messad
Les forces de l’ordre égyptiennes ont dispersé, lundi, plusieurs manifestations organisées par les partisans du président destitué mohamed Morsi dans les différentes provinces du pays, en signe de protestation contre la tenue du scrutin présidentiel, apprend-t-on de sources oculaires et des correspondants d’Anadolu. Les élections présidentielles ont démarré lundi et se poursuivront deux jours durant.
A Beni soueif (Centre), les forces de l’ordre ont dispersé les partisans de Morsi avec des bombes lacrymogènes, faisant plusieurs blessés parmi les manifestants, rapportent ces sources.
Arborant les portraits de Mohamed Morsi, destitué il y a onze mois, les partisans de l'acien président avaient dénoncé la tenue du scrutin présidentiel et scandé des slogans hostiles au maréchal al-Sissi et le candidat de tendance nassériste Hamden Sabahi.
Des manifestations pro- Morsi ont été également organisées à Jizah, à Mansoura dans la province de Dakahleya, à Fayoum et à Minya pour dénoncer le scrutin.
Les opérations de vote ont commencé à 09h Heure locale (06GMT) et s’achèveront à 18h GMT et pourront se prolonger sur des heures supplémentaires si l’Instance supérieure de l’élection présidentielle juge indispensable de le faire en raison de l’affluence de l’électorat.
Ces élections auxquelles participent plus de 54 millions de citoyens égyptiens se déroulent dans des conditions sécuritaires renforcées.
C’est ainsi que les bureaux de vote ressemblent à des casernes militaires "quadrillés de barricades, et où des patrouilles sécuritaires communes ont été déployées".
« Ces mesures sécuritaires ont pour objectif de garantir le bon déroulement de l’opération du scrutin contre « d’éventuels attentats terroristes », ont précisé des responsables sécuritaires.
L’élection présidentielle en Egypte, est une des étapes majeure de la feuille de route transitoire annoncée par le président Adly Mansour, le 8 juillet dernier, cinq jours après la destitution du président Mohamed Morsi.
La feuille de route comprend, entre autres, la révision de la Constitution approuvée par référendum au mois de janvier dernier et la tenue d’élections législatives (dont la date n’est pas encore fixée).
Sont candidats à l’élection présidentielle qui se poursuit le 26 et le 27 mai courant, l’ancien ministre de la Défense égyptienne Abdelfattah Al-Sissi et l’homme politique de tendance nassériste Hamdeen Sabahi.
Selon des observateurs, atteindre un taux élevé de participation par comparaison à celui de l’année 2012, constitue un défi majeur pour les autorités actuelles, dès lors que ce taux accordera la légitimité au prochain président au double plan local et international.
Ces élections se déroulent au milieu d'appels repétés à boycotter le scrutin lancés par la "Coalition nationale de soutien à la légitimité et au rejet du coup d’Etat », alliance pro-Morsi.