Menna Ahmed
14 Mai 2018•Mise à jour: 15 Mai 2018
AA/Kuala Lumpur
Le président de la Commission malaisienne de lutte contre la corruption, Dzulkifli Ahmad, a présenté, lundi, sa démission au Secrétaire général du gouvernement, Ali Hamsa.
La démission d’Ahmad intervient quelques jours après la déclaration du Premier ministre Mahathir Mohamad, relative à son intention d’enquêter avec certaines parties, dont la Commission anti-corruption, pour implication dans la corruption, a rapporté le journal « Free Malaysia Today ».
Dzulkifli Ahmad avait été désigné à la tête de la Commission de lutte contre la corruption, il y a deux ans.
Cependant, Ahmad a été accusé dans des affaires « morales » et dans d’autres relatives à ses vacances luxueuses qu’il avait passées dans l’île indonésienne de Bali et à Hong Kong, selon le même journal.
Ces accusations ont été accompagnées d’appels à sa démission.
Plus tôt dans la journée, Mahathir Mohamad avait décidé d'imposer au procureur général Mohamed Afandi un congé obligatoire et immédiat.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre du plan de Mahathir, qui vise à lutter contre ceux qui ont soutenu les violations commises par le gouvernement Najib Abderrazak.
L’agence de presse américaine « Associated Pressé a souligné que cette décision « est liée à un éventuel interrogatoire avec Afandi, autour de son implication dans une énorme affaire de corruption, dans laquelle l’ex Premier ministre est également accusé ».
Le Secrétaire général du Parti de l'Action démocratique avait approuvé, dimanche, la proposition de Mahathir de remplacer le président de la Commission anti-corruption.