Menna Ahmed
29 Mars 2018•Mise à jour: 31 Mars 2018
AA/ Kuala Lumpur
Le gouvernement malaisien a réduit, jeudi, la période d’emprisonnement des personnes qui "diffusent de fausses informations" à 6 ans, au lieu de 10 ans, période proposée par le gouvernement au parlement, lundi dernier.
La décision du gouvernement a été prise après les protestations des activistes de droits de l’Homme et des députés opposants, contre la punition proposée, dans le cadre du projet de loi de 2018, sur la lutte contre les informations mensongères, selon l’agence de presse américaine "Associated Press".
Les détracteurs du projet de loi estiment qu'il "pourrait faire taire l’opposition, avant les élections générales, en plus de la suspension du débat autour de l’affaire de corruption, dans laquelle le Premier ministre Najib Zarak est impliqué", a rapporté la même source.
Pour sa part, la ministre malaisienne de la Justice, Azalina Othman, a indiqué que "le gouvernement a décidé de réduire la période d’emprisonnement, après avoir consulté tous les partis politiques".
La loi, qui sera discutée pour la troisième fois au parlement le 2 avril prochain, prévoit la punition de toute personne, diffusant des informations mensongères, en la condamnant à une peine 6 ans de prison, pouvant être assortie d'une caution de 500 mille ringgit (168 mille dollars).
Azalina a précisé que la loi vise à "protéger notre peuple contre les informations mensongères", a rapporté le journal singapourien « The Straits Times ».
La loi concerne tous ceux qui diffusent de fausses informations ou les financent, à l’intérieur ou à l’extérieur du pays, tant que ces informations se rapportent à la Malaisie et aux citoyens malaisiens.