AA/ Ramallah/ Qais abu Samra
Le président palestinien Mahmoud Abbas s’est attaqué, mardi, au mouvement de résistance islamique Hamas l’accusant de bloquer la réconciliation et d’être responsable des explosions récemment menées contre des maisons de dirigeants de Fatah dans la Bande de Gaza.
S’exprimant à l’occasion de la cérémonie de commémoration de la mort de Yasser Arafat, Abbas a déclaré « je n’arrive pas à comprendre leurs motivations d’interdire l’organisation d’une cérémonie de commémoration à Gaza ni celles qui les ont poussés à bombarder quinze maisons de dirigeants de Fatah».
Abbas a par ailleurs remis en cause la volonté de Hamas d'aboutir à une réconciliation effective.
Des inconnus ont visé vendredi 7 novembre par des bombes plusieurs maisons de dirigeants du mouvement Fatah à Gaza ainsi que le podium installé pour accueillir la cérémonie de commémoration du dixième anniversiare du décès de Arafat.
Abbas a en outre souligné que Hamas qui a enlevé trois colons israéliens à al Khalil (Hébron) ne peut que viser à entraver la réconciliation et à détruire le projet national.
Le 12 juin dernier trois colons israéliens ont été enlevés à proximité de la colonie Gush Etzion au nord d’al Khalil (Hébron), leurs corps ont été retrouvés à la fin du même mois. Israël a totalement chargé le mouvement Hamas de cet assassinat. Le mouvement de résistance islamique a de son côté nié les accusations.
Abbas a, par ailleurs, réitéré sa détermination à instituer un Etat palestinien sur les frontières de 1967 dont la capitale sera Jérusalem-Est.
Il a souligné qu’il vise à faire adopter une resolution onusienne pour mettre fin à l'occupation israélienne et compte adhérer, le cas échéant, à toutes les organistaions internationales dont la Cour pénale internationale.
Le président palestinien a en outre relevé que les dirigeants israéliens se trompent en pensant pouvoir manipuler la roue de l’histoire et imposer le fait accompli en divisant al Aqsa dans l’espace et dans le temps.
Réagissant aux déclarations de Abbas, Hamas a précisé par son porte parole Sami abu Zahri " Le discours de Abbas ne peut qu’attiser les tensions et aller à l'encontre de la reconstruction"
Au début du mois d’octobre courant, la Palestine avait remis aux quinze membres du Conseil de Sécurité un avant-projet de résolution en préparation de sa présentation officielle devant le Conseil. Le projet prévoit de mettre fin à l’occupation israélienne d’ici novembre 2016.
Le leader du mouvement Fatah, Yasser Arafat, est mort le 11 novembre 2004 dans un hôpital parisien après avoir été cloitré à l'intérieur du siège de la direction palestinienne à Ramallah durant des mois alors que les forces israéliennes assiégeaient les lieux.