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19 Août 2019•Mise à jour: 20 Août 2019
AA/France/Fawzia Azzouz
Le président français Emmanuel Macron a dénoncé lundi en conférence de presse depuis le fort de Bregançon (sud est) où il recevait son homologue Vladimir Poutine « les attaques menées par le régime » syrien qui « conduisent à tuer des civils ».
Le président Poutine est arrivé en hélicoptère aux abords de la célèbre résidence de vacances des chefs de l’Etat français pour s’entretenir avec Emmanuel Macron à quelques jours de l’ouverture du G7 à Biarritz (sud ouest).
« Nous allons échanger sur la Syrie » a expliqué le président français au cours d’une allocution commune avant de rappeler que Paris et Moscou y ont « lancé ensemble des opérations humanitaires ».
Il a poursuivi en expliquant que la « préoccupation aujourd’hui est profonde sur la situation qui est vécue à Idleb » où « il est impérieux que le cessez le feu soit respecté ».
Emmanuel Macron a pointé du doigt le fait que les « attaques menées par le régime conduisent à tuer des civils ».
Au moment de sa prise de parole, Poutine a répondu que la Russie continuera d’appuyer « les efforts de l’armée syrienne qui vise à mettre fin aux attaques terroristes ».
S’agissant ensuite du dossier iranien qui doit être évoqué durant l’entretien des deux présidents, Emmanuel Macron a réitéré son attachement « au respect de l’accord de 2015 » sur le nucléaire iranien et à « une désescalade ».
« Nous évoquerons la Libye (...) il nous faut y rebâtir un ordre, nous y sommes attachés » a enfin déclaré le président français qui souhaite « définir les menaces (...) et un agenda commun pour assurer une défense commune ».
Vladimir Poutine a quant à lui affirmé vouloir « l'appui de la France (...) et de l'Union Européenne » dans le règlement de la crise libyenne.
Il a par ailleurs fait état « d’un problème de militarisation spatiale » et dit souhaiter « une réponse de la France ».
Le président russe doit dîner avec Emmanuel Macron au terme d’un entretien de travail avant de quitter le fort de Bregançon.