AA - Bruxelles - Bilal Muftuoglu
L'Union européenne (UE) a décidé jeudi de prolonger de six mois la durée de la première série des sanctions contre la Russie, qui devraient expirer en mars.
Les ministres des Affaires étrangères des 28 pays membres de l'Union se sont réunis à Bruxelles pour prolonger les sanctions après la reprise des hostilités dans l'est de l'Ukraine.
Au moins 30 civils ont été tués la semaine dernière lors d'un tir d'obus dans un quartier résidentiel à Mariupol, dans l'est de l'Ukraine.
''Les ukrainiens attendent que nous continuions dans la même voie'', a déclaré le ministre des Affaires étrangères lituanien Linas Antanas Linkevicius à la presse avant la réunion.
D'autre part, à Washington, la porte-parole du Département d'Etat Jen Psaki a salué les nouvelles mesures de pression économique contre la Russie. Elle n'a pourtant pas prévu quand les Etats-Unis prendraient de leur côté une nouvelle série de sanctions, ni qui elles viseraient.
L'accord entre les ministres des Affaires étrangères européens "est un signe supplémentaire que les événements des derniers jours et semaines sont absolument inacceptables et qu'ils auront de nouvelles conséquences", selon Psaki.
L'UE a fait savoir jeudi à travers un communiqué que l'ensemble des 28 gouvernements membres ont reconnu que la Russie a été responsable de l'attentat à Mariupol, ce qui est catégoriquement démenti par Moscou.
Pourtant, le gouvernement grec a contesté la déclaration conjointe.
Le communiqué ''a été diffusé en contournant la procédure normale visant à garantir le consensus des Etats membres, et sans le consentement de la Grèce'', a annoncé jeudi le nouveau gouvernement grec.
L'annonce du gouvernement grec a suscité des inquiétudes quant à son opposition à tout projet de nouvelles sanctions contre la Russie.
''Je ne pense pas que le premier mouvement du nouveau gouvernement grec sera de briser l'unité de l'UE'', a assené Linkevicius.
Le ministre grec des Affaires étrangères Nikos Kotzias a insisté de son côté que son pays suit son propre chemin.
''La Grèce œuvre à restaurer la paix et la stabilité en Ukraine, et en même temps, à prévenir une fracture entre l'UE et la Russie'', a-t-il indiqué.
Les dirigeants européens doivent approuver les sanctions contre la Russie lors du sommet qui se tiendra le 12 février à Bruxelles.