AA - Bruxelles - Nur Gülsoy
L'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) a approuvé la création de la force "Fer de lance".
Les ministres de la Défense des pays membres se sont réunis jeudi à Bruxelles. La Turquie était représentée par Ismet Yilmaz, ministre de la Sécurité nationale.
Yilmaz a déclaré que "La force 'Fer de lance', désormais adoptée, sera à caractère défensif et, de ce fait, la Russie ne devrait pas s'inquiéter".
"La perception de la menace est unilatérale et les pays Baltes et de l'Europe orientale considèrent la Russie comme une menace à cause d'un passé évident, et demandent certaines choses à l'OTAN", a fait remarquer le ministre turc, qui a relevé qu' "il ne faut pas faire de distinction entre les menaces et la création de structures régionales à leur encontre."
Selon Yilmaz, les représentants de l'OTAN ont aussi discuté des mesures à prendre contre la "guerre hybride" dont les premiers exemples sont survenus en Géorgie et en Ukraine; un travail sera lancé en vue d'inclure cette menace dans le concept stratégique de l'Alliance.
Ismet Yilmaz a fait remarquer que la Russie continue à développer des armes nucléaires malgré ses promesses, les accords internationaux et la crise économique.
"L'OTAN est une réussite en tant qu'instance assurant la sécurité, mais on ne peut pas dire de même pour l'Union européenne (UE)", a-t-il dit.
"Il est nécessaire donc, a-t-il estimé, de renforcer la coopération entre les deux instances".
Yilmaz a ajouté que L'OTAN s'ouvre à la contribution des pays non-alliés, tel que l'Afghanistan, ou encore, la Géorgie, qui est représentée dans la majorité des réunions."
"L'UE doit appliquer cette même politique de porte ouverte aux pays non-membres, et opter pour une coopération ouverte avec les pays qui pourraient contribuer à sa défense", a-t-il conclu.
La force "Fer de lance", qui sera constituée essentiellement de troupes fournies par l'Allemagne, les Pays-Bas et la Norvège, "apportera tout de suite la capacité d'une réaction rapide dont nous avons besoin", avait précisé le Secrétaire général Jens Stoltenberg en décembre 2014.
S'exprimant peu avant la tenue de la réunion de jeudi, le chef de l'Alliance avait, pour sa part, déclaré que cette nouvelle force comptera 5 000 soldats, "capables d'être déployés dans de très courts délais, partant de quelques jours."