AA - New York - Nur Gülsoy
Le soutien inconditionnel des Etats-Unis à Israël s'illustre bien à travers le rejet des amaricains jusqu'à maintenant, de 41 projets de résolution au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies (CSNU) condamnant l'expansionnisme d'Israël ainsi que ses attaques dans la région et l'appelant à abandonner sa politique de colonisation de la Palestine.
L'opération militaire israélienne qui a fait plus de 400 morts dont la plupart sont des civils et des enfants, a remis en cause le rôle des Nations Unies (ONU).
Le CSNU, organe principal de prise de décision dans l'organisation, a assumé à lui seul la responsabilité d'instaurer la paix et la sécurité, avec ses quinze membres dont cinq permanents et dix provisoires.
À part les cinq membres permanents (États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni), l'Argentine, le Chili, le Nigéria, le Rwanda, le Tchad, l'Australie, la Jordanie, la Corée du Nord, le Luxembourg et la Lithuanie en sont également mais pour deux ans et sans droit de véto.
Seuls les membres permanents détiennent le droit de véto sur les projets de résolution. Les États-Unis empêchent systématiquement toute condamnation émise contre Israël. Ils ont même réjeté des projets de résolution acceptés par les quatorze autres membres.
Selon les données officielles de l'ONU, les États-Unis n'ont pas usé de leur droit de véto depuis la création de l'organisation en 1946, jusqu'en 1970. Depuis cette date jusqu'à nos jours, les États-Unis ont réjeté 79 propositions.
Plus de la moitié de celles-ci, soit 41, ont trait aux activités illégales d'Israël au Moyen-Orient.
Ainsi, les États-Unis ont pour la première fois réjeté le 10 septembre 1972, et plus récemment le 18 février 2011, les résolutions considérant illégale, la création de colonies israéliennes sur le territoire qu'il a occupé.
Ces projets de résolution exigeaient également le retour aux frontières de 1967.
Outre les activités d'Israël, les États-Unis se sont prononcés contre la demande de la Palestine d'adhérer à l'ONU.