AA - Paris - Bilal Muftuoglu
Le coût des mesures antiterroristes entreprises par le gouvernement français depuis les attentats contre le siège du journal satirique Charlie Hebdo et une épicerie casher à Paris a atteint 940 millions d'euros, a fait savoir le ministre français des Finances Michel Sapin.
S'exprimant lors de l'émission du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, Sapin a noté que ces dépenses qui, n'étaient pas prévues au départ, ''Sont compensées par des économies nouvelles''.
Selon le ministre, ''il faut des gendarmes en plus, un certain nombre de gens spécialisés dans la traque du financement du terrorisme ou un certain nombre de policiers supplémentaires ou dans l'armée''.
Il fallait aussi développer, a-t-il relevé, "Le service civique, à la suite des attentats terroristes qui ont fait 17 morts".
Le ministre a, par ailleurs, assuré que le dispositif antiterroriste ne s'inscrit pas à l'encontre de la maîtrise des dépenses, dès lors que la France est tenue de réduire son déficit budgétaire d'au moins 0,5% en 2015.
''Il faut atteindre les 21 milliards d'euros d'économies, on ne va pas commencer par en rajouter un milliard de plus, donc on équilibre'', a-t-il souligné.
Le Premier ministre français Manuel Valls avait annoncé fin janvier que 1400 emplois seront créés dans les services de l'Intérieur, et 2680 autres dans les services régaliens de l'Etat, en vue d'assurer une lutte antiterroriste plus efficace.
Il avait aussi noté que la France consacrera un budget de 425 millions d'euros dans les trois prochaines années pour contenir la menace terroriste, une somme qui reste largement au-deçà des chiffres révélés par Sapin.