AA / Marib (Yémen) / Mohamed al-Shubairy
Mohamed al-Bakhiti, un des dirigeants du groupe «Ansar Allah» (Houthis), a exprimé, mercredi, le refus de son groupe de se soumettre à la résolution du Conseil de Sécurité, adoptée mardi, contre les Houthis et l’ancien président yéménite Ali Abdallah Salah, la qualifiant d'«injuste, immorale et irrationnelle».
Dans une déclaration faite, mercredi, à Anadolu, al-Bakhiti, membre du Conseil politique des Houthis, a affirmé que son groupe «ne s’attend pas à quelque chose de bien de la part du Conseil de Sécurité parce que ses décisions ne sont pas fondées sur des bases morales ni même rationnelles, mais sur des intérêts et des rivalités».
«Il aurait été plus judicieux que le Conseil de Sécurité émette une résolution imposant l’arrêt des hostilités contre le Yémen qui ciblent l’infrastructure du pays, lui imposent un blocus et s'en prennent aux civils», a déploré le responsable houthi.
Il a poursuivi: «C’est une décision injuste à laquelle nous refusons de nous soumettre de quelque façon que ce soit. Le peuple yéménite poursuivra sa révolution pour éradiquer les terroristes, les Takfiristes et la corruption et pour récupérer sa dignité et l’indépendance de son pays».
Le Conseil de Sécurité a approuvé, mardi, à 14 sur 15 membres (La Russie s'étant abstenue), un projet de résolution soumis par la Jordanie au sujet du Yémen, qui prévoit une interdiction d’importation d’armes par les Houthis et par les forces loyales à l’ex-président Ali Abdallah Salah.
Le texte du projet de loi, dont Anadolu a eu copie mardi, somme les Houthis de «mettre fin à la violence, de retirer leurs forces de toutes les régions dont ils s’étaient emparées, y compris la capitale Sanaa, et de remettre toutes les armes supplémentaires volées à l’intérieur des institutions militaires et sécuritaires du pays».
De même, le projet exige de «mettre fin à toute provocation ou menace contre les pays limitrophes, la libération du général Mahmoud al-Subaihi, ministre de la Défense du Yémen, ainsi que de l’ensemble des prisonniers politiques placés sous résidence surveillée et détenus de manière abusive, et enfin, de mettre un terme à l’enrôlement des enfants».