AA / Ben Guerdan (Tunisie)/ Haythem Mahdhi
Un officier libyen se trouvant au point de passage frontalier avec la Tunisie, Ras Jedir, a démenti la prise de contrôle par les forces loyales au général à la retraite Khalifa Haftar dudit point de passage.
L’officier, qui a requis l’anonymat, a déclaré aux journalistes : « Les forces ‘Boulicers de la Libye’ contrôlent toujours la partie libyenne du point de passage après les nouveaux accrochages armés du dimanche à l’aube dans la zone de Boukammach ».
Les groupes « Boucliers de la Libye » sont affiliées aux forces « Fajr Libya » d’obédience islamique, hostiles aux unités de Haftar.
Il a ajouté: « La zone, théâtre des combats, est située à une distance de 15 kilomètres du point de passage frontalier et nous sommes toujours ici ».
Il n’a pas été possible de vérifier de sources indépendantes quelle est la partie qui contrôle effectivement le point de passage frontalier du côté libyen.
De son côté, le colonel Mourad Mahjoubi, chef des unités tunisiennes postées aux frontières Sud-est du pays, a déclaré aux journalistes sur place que « la situation au niveau du point de passage est stable, au milieu du déploiement des forces de l'ordre ».
« Le point de passage a été fermé dimanche. Les Tunisiens sont interdits de passage en direction de la Libye de même qu’il est défendu aux ressortissants libyens d’accéder en Tunisie au vu de la détérioration de la situation », a-t-il ajouté.
Il a, par ailleurs, démenti la mort d’un ressortissant tunisien dans les combats survenus, dimanche, dans la zone de Boukammach.
La Tunisie avait fermé dans la matinée du dimanche le point de passage de Ras Jedir après l’escalade des affrontements armés entre les forces loyales au général libyen à la retraite, Khalifa Haftar, et celles de Fajr Libya.
Plus tôt dans la matinée du dimanche, les forces de Haftar avaient annoncé avoir pris le contrôle de la zone allant de Boukammach (100km à l’ouest de Tripoli) jusqu’au passage de Ras Jedir, après des violents affrontements avec les forces de Fajr Libya.
Depuis aout dernier, des combats violents se déroulent dans les régions de l’ouest libyen entre les forces de Fajr Libya, formées de milices d’obédience islamique, liées au Congrès national général (ancien parlement) et les forces du général Haftar, qui se réclament, elles, du parlement de Tobrouk (extrême Est de la Libye), à son tour jugé anticonstitutionnel par la haute Cour de Tripoli.