AA - Washington - Bilal Muftuoglu
La commission bancaire du Sénat américain a approuvé un projet de loi visant à imposer davantage de sanctions contre l'Iran, par 18 votes favorables et 4 contre.
Six membres démocrates de la commission ont rejoint 12 républicains pour soutenir le projet, tandis que tous les votes allant à son encontre étaient ceux de démocrates.
Les promoteurs du projet de loi ont estimé qu'il est nécessaire de mettre l'Iran sous pression alors que les négociations internationales sur son programme nucléaire se poursuivent.
Le sénateur démocrate Robert Menendez, qui avait corédigé le projet avec le sénateur républicain Robert Kirk, a pourtant convenu avec neuf autres démocrates de reporter le vote sur les mesures en question, jusqu'à la date butoir des négociations sur le nucléaire iranien fixée au 24 mars.
''Nombre de mes collègues démocrates et moi-même avons écrit une lettre au président pour lui dire que nous ne soutiendrons pas l'adoption de la loi Menendez-Kirk par le Sénat avant le 24 mars, et seulement s'il n'y a pas d'accord sur un cadre politique, car nous continuons à espérer que la diplomatie réussira à empêcher l'Iran d'obtenir la capacité de développer une arme nucléaire'', a déclaré Menendez.
Le soutien des démocrates est critique dès lors que les législateurs ont besoin de deux-tiers des votes des deux chambres du Congrès pour surmonter un veto contre le projet, qu'avait promis le président Barack Obama. Les républicains détiennent actuellement 54 sièges sur 100 au sénat, ils ont besoin de 13 autres de leurs homologues démocrates pour faire passer le projet à l'épreuve du veto.
La date butoir du 24 mars pour un encadrement politique de l'accord sera suivie de celle fixée au 30 juin, pour un accord compréhensif. Le pouvoir législatif imposerait alors les sanctions si les négociateurs échouent à atteindre un accord d'ici fin juin.
L’Iran et le groupe P5+1 (les Etats-Unis, la Russie, le Royaume-Uni, la France et la Chine et l’Allemagne) n’avaient pas réussi à conclure un arrangement définitif le 24 novembre dernier. Les deux parties avaient alors reporté les pourparlers jusqu'au 30 juin, faisant preuve d'optimisme.