AA/Skhirat/Khaled Mejdoub
Le parlement de Tobrouk (est de la Libye) a décidé, mardi, de suspendre les séances de dialogue libyen, qui se tiennent actuellement à Skhirat au Maroc, sous les auspices des Nations Unies et de ne pas prendre part à la réunion de ce mardi à Berlin en Allemagne sur le dossier libyen.
Selon une source proche du dossier, le parlement de Tobrouk n’a pas fourni plus de détails sur les raisons qui ont motivé sa décision de suspendre les séances de dialogue.
L’émissaire de l'ONU en Libye, Bernardino Leon, avait pourtant annoncé, plus tôt dans la journée, lors d’une conférence de presse, qu’il est «fort probable que l’on parvienne, dans les prochains jours, à un accord définitif sur la proposition des Nations-Unies destinée à mettre fin à la crise libyenne».
Des pourparlers se sont tenus durant deux jours consécutifs, dans la ville marocaine, entre des délégations du parlement de Tobrouk, et du Congrès National Général siégeant dans la capitale, Tripoli.
L’émissaire de l’ONU devrait se rendre mardi à Berlin, pour assister à une autre réunion au sujet du même dossier, à laquelle participeront les ministres des Affaires étrangères des membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, dans l’objectif d’adresser un message aux Libyens sur la nécessité de parvenir à un accord.
Deux autorités se disputent le pouvoir en Libye : Le gouvernement provisoire présidé par Abdallah al-Thani, issu du Parlement de Tobrouk et siégeant à al-Beida (Est), et le gouvernement de Salut issu du Congrès National Général, dirigé par le premier vice-président du Parlement, Khalifa al-Gouil, et siégeant à Tripoli (Ouest).