Meltem Öztürk,Hatem Katou
21 Janvier 2016•Mise à jour: 21 Janvier 2016
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le vice-Premier ministre turc, Lutfi Elvan, a invité le Parti Démocratique des Peuples (HDP) à se libérer de la tutelle du PKK et à développer une politique "libre et civile".
Elvan s’adressait, mercredi, aux membres de la Grande Assemblée Nationale de Turquie (GANT), réunis en séance plénière consacrée essentiellement à la question de la lutte antiterroriste.
«Nous allons résoudre ce problème au sein du parlement", a-t-il dit.
S'adressant aux députés du HDP, Elvan a lancé : "Pour l’unité de notre pays, pour la fraternité et pour l’avenir de la Turquie, nous devons travailler ensemble. Mais je vous en conjure, annoncez clairement votre opposition au terrorisme du PKK et au recours aux armes».
«Si vous aimez vraiment nos citoyens de l’Est et du Sud-est, n’ayez pas peur. Libérez-vous de la tutelle de cette organisation terroriste», a-t-il encore souligné.
Elvan a critiqué, également, les membres du HDP pour leur "incapacité à dénoncer les actions du PKK".
"Trop souvent même, ce parti défend et soutient les violences", a-t-il renchéri.
Les débats se sont ensuite concentrés sur l’affirmation selon laquelle le député du HDP de Sirnak (Sud-est), Faysal Sariyildiz, aurait été blessé lors des opérations des forces de sécurité à Cizre.
Au nom du gouvernement, Lutfi Elvan a répondu à ces accusations en indiquant que le "député en question n’a pas été blessé mais qu’il était présent parmi les blessés à qui la sous-préfecture a dépêché une ambulance à deux reprises".
«Aucune information confirmant que M. Sariyildiz a été blessé ne nous a été livrée», a-t-il affirmé.
"Si les opérations dans le Sud-est sont aussi longues, c’est parce que nos forces de sécurité font preuve de prudence afin de ne pas mettre en danger la vie des habitants", a-t-il expliqué.
"Le rôle de l’Etat consiste à préserver l’ordre public et à assainir la zone de la présence des terroristes", a rappelé le vice-Premier ministre.
«Alors que le PKK installe des barricades, creuse des tranchées, attaque écoles, hôpitaux et autres bâtiments publics, le HDP ne s’oppose pas, malheureusement, à cette violence», a-t-il conclu.
La séance s’est poursuivie par des dialogues et des débats, tendus et houleux par moments, entre les députés des différents partis représentés au parlement.